Les exportations turques de cerises rebondissent à 235 millions de dollars
La Turquie a exporté 68 737 tonnes de cerises pour 235 millions de dollars du 1er janvier au 10 août 2026. Le volume a été multiplié par environ 11 et les recettes par 4 par rapport à 2025, lorsque le gel pendant la floraison avait pénalisé la production.
Les exportations se redressent après une campagne frappée par le gel
La Turquie a exporté 68 737 tonnes de cerises et généré 235 millions de dollars de recettes entre le 1er janvier et le 10 août 2026, selon un communiqué des Associations des exportateurs de la mer Égée relayé par Turktime. Ce résultat marque un net redressement après les difficultés qui avaient touché la récolte turque et les ventes à l’étranger en 2025.
Sur la période correspondante de 2025, la Turquie avait expédié 6 040 tonnes pour une valeur de 47,728 millions de dollars. En glissement annuel, le volume exporté a été multiplié par environ 11, tandis que les recettes en devises ont quadruplé. L’écart entre ces deux rythmes de croissance indique également une valeur moyenne à l’exportation par tonne nettement inférieure à celle de la campagne 2025, marquée par une offre extrêmement limitée.
Le recul de 2025 avait suivi un épisode de gel pendant la floraison, qui avait endommagé la production de cerises. Cengiz Balık, président de l’Association égéenne des exportateurs de fruits et légumes frais, a indiqué que cet événement climatique avait provoqué une forte contraction des exportations l’an dernier, alors que la campagne actuelle affiche un solide rebond.
Le retour de l’offre porte la progression
Les chiffres suggèrent que le rétablissement des disponibilités physiques, plutôt qu’une hausse des prix, a été le principal moteur de la croissance des recettes. D’après les totaux publiés, la recette moyenne s’établit à environ 3 419 dollars par tonne en 2026, contre près de 7 902 dollars par tonne sur la même période de 2025. Ces moyennes peuvent refléter des différences d’offre, de qualité, de destinations, de calendrier et de conditions contractuelles; la source n’a pas fourni de ventilation des prix.
Pour les producteurs, les stations de conditionnement et les exportateurs, le retour de volumes plus importants permet de mieux utiliser les capacités de récolte, de tri, de refroidissement et de logistique. Il rétablit également des débouchés commerciaux limités lorsque le gel avait réduit la récolte. Les acheteurs disposent, de leur côté, de volumes de fruits turcs bien supérieurs à ceux de la campagne 2025, exceptionnellement faible.
Selon Balık, la Turquie occupe la première place mondiale pour la production de cerises et figure parmi les trois ou quatre premiers pays exportateurs. Cette base productive permet au secteur de revenir rapidement sur les marchés internationaux lorsque les conditions de culture s’améliorent. Le contraste entre 2025 et 2026 illustre toutefois aussi sa vulnérabilité aux conditions météorologiques pendant la floraison.
Le risque climatique reste central
La reprise renforce les recettes de la filière turque de la cerise, mais elle ne supprime pas le risque de production sous-jacent. Un seul épisode de gel à un stade sensible avait provoqué l’effondrement des disponibilités exportables, puis la normalisation de la récolte a multiplié les volumes par environ 11 à partir d’une base très faible. Pour les producteurs, transformateurs, négociants et acheteurs étrangers, l’état des cultures et la maîtrise de la chaîne du froid resteront déterminants pour l’offre, la qualité et les rendements des prochaines campagnes.