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Les exportations mexicaines de fraises vers les États-Unis frôlent 1 milliard de dollars

Le Mexique a expédié environ 263 000 tonnes de fraises vers les États-Unis, pour près de 1 milliard de dollars, en 2025. Une conclusion préliminaire américaine sur le dumping crée des risques pour près de 5 000 producteurs et 151 000 emplois.

Les exportations mexicaines de fraises vers les États-Unis frôlent 1 milliard de dollars

Un marché proche du milliard de dollars

Le Mexique a exporté environ 263 000 tonnes de fraises vers les États-Unis en 2025, pour une valeur proche de 1 milliard de dollars, a rapporté La Jornada en citant des données officielles. Ce volume fait des États-Unis la première destination des fraises mexicaines. Le secteur est donc fortement exposé aux changements de politique commerciale américaine, aux coûts frontaliers et aux conditions d’accès au marché.

La fraise appartient également au vaste segment mexicain des petits fruits, l’une des catégories les plus importantes du commerce agroalimentaire national. Selon les données de la Banque du Mexique citées par La Jornada, les exportations de petits fruits ont atteint 1,933 milliard de dollars au premier semestre. Elles constituaient ainsi le troisième produit agroalimentaire le plus exporté par le Mexique pendant cette période. Les ventes de fraises aux États-Unis représentent donc une part notable d’une filière exportatrice plus large qui approvisionne les marchés étrangers en fruits frais.

Des milliers de producteurs dépendent des échanges

Le ministère mexicain de l’Économie estime que près de 5 000 producteurs nationaux dépendent de la fraise. La plupart sont de petites ou moyennes entreprises exploitant jusqu’à 10 hectares. La filière soutient environ 151 000 emplois permanents et saisonniers dans la culture, le conditionnement et l’exportation. Son poids économique dépasse ainsi largement la seule valeur des marchandises enregistrée à la frontière.

Le Michoacán, le Jalisco et le Guanajuato figurent parmi les principaux États producteurs. Toute mesure augmentant les frais d’exportation ou réduisant la compétitivité des fruits mexicains aux États-Unis toucherait directement les producteurs, les entreprises de conditionnement et les salariés de ces régions. Les petites exploitations pourraient être particulièrement vulnérables, leur taille limitée leur laissant moins de possibilités pour absorber de nouveaux coûts commerciaux.

Conclusion préliminaire sur le dumping

Le département américain du Commerce a conclu à titre préliminaire que les producteurs mexicains de fraises pratiquent le dumping en hiver, avec une marge estimée entre 3,37% et 5,28%. Cette décision crée de l’incertitude pour un courant commercial fondé sur la complémentarité saisonnière des deux pays. Les sources ne précisent ni les droits définitifs ni le calendrier d’une décision finale. L’incidence commerciale immédiate dépendra donc des prochaines étapes de la procédure.

Le Conseil national agricole du Mexique a rejeté l’accusation. D’après La Jornada, il estime que les critères appliqués par Washington contreviennent à l’Accord États-Unis-Mexique-Canada et à l’Accord antidumping de l’Organisation mondiale du commerce. L’utilisation de critères saisonniers et géographiques pourrait aussi créer un précédent affectant la compétitivité, la complémentarité et la production intégrée dans le commerce agricole bilatéral. L’organisation a demandé au gouvernement mexicain de s’opposer fermement à ces critères dans les enquêtes sur de prétendues pratiques commerciales déloyales. Pour les producteurs et les acheteurs, l’enjeu dépasse désormais la fraise : le traitement des saisons de production pourrait influer sur de futurs litiges concernant d’autres produits agricoles.

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