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Les exportations agricoles égyptiennes progressent de 9,5 % grâce aux contrôles

Les exportations agricoles égyptiennes ont atteint 7,5 millions de tonnes, soit une hausse de 9,5 % sur la période comparable, selon Erem Business. Les contrôles phytosanitaires, les laboratoires, le suivi des résidus et l’ouverture de marchés ont soutenu cette progression.

Les exportations agricoles égyptiennes progressent de 9,5 % grâce aux contrôles

Le volume exporté atteint 7,5 millions de tonnes

Les exportations agricoles égyptiennes ont progressé de 9,5 % depuis le début de l’année de référence, à 7,5 millions de tonnes, soit 650 000 tonnes de plus que sur la période comparable. Erem Business a publié ces chiffres en citant le ministre de l’Agriculture et de la Bonification des terres, Alaa Farouk. La hausse repose sur l’augmentation des expéditions des principales cultures et sur le travail des autorités pour accéder aux marchés appliquant des règles phytosanitaires et alimentaires exigeantes.

Un rapport officiel de l’Administration centrale de la quarantaine végétale place les agrumes au premier rang, avec plus de 1,9 million de tonnes. Les pommes de terre fraîches dépassent 1,3 million de tonnes et les oignons frais atteignent 258 000 tonnes. Les haricots frais et secs représentent environ 245 000 tonnes, tandis que les patates douces dépassent 212 000 tonnes.

Selon Farouk, l’Égypte exporte désormais plus de 405 produits agricoles vers 167 pays. Cette diversité réduit la dépendance des producteurs et des négociants envers une seule culture ou destination, tout en multipliant les débouchés pour les récoltes saisonnières.

La quarantaine et les contrôles de pesticides sécurisent l’accès

Les responsables égyptiens présentent le système de quarantaine végétale comme l’un des principaux moteurs de la croissance. D’après Erem Business, les laboratoires et les centres d’inspection et d’analyse ont été modernisés afin d’améliorer la qualité et de démontrer le respect des normes internationales. Les autorités ont également adopté de nouvelles technologies d’inspection et renforcé les vérifications de sécurité avant l’exportation.

Le contrôle des résidus de pesticides constitue un autre volet du dispositif. Le codage des exploitations et la traçabilité numérique permettent de suivre un lot depuis sa ferme d’origine jusqu’au port et de comparer les niveaux de résidus aux exigences internationales. Les importateurs disposent ainsi d’informations plus précises sur l’origine des marchandises. Pour les exportateurs, le système permet d’isoler une non-conformité au niveau d’une exploitation sans menacer l’accès de toute une catégorie de produits.

L’effet commercial dépasse le passage en douane. Des responsables ont déclaré à Erem Business que le renforcement des inspections avait amélioré la réputation des produits agricoles égyptiens et soutenu la demande étrangère. Des accréditations internationales accordées par des organismes européens ont également renforcé la confiance des acheteurs, notamment dans l’Union européenne, présentée par la publication comme le premier importateur de produits agricoles égyptiens.

De nouvelles destinations redessinent les flux

Les contrôles plus stricts ont été accompagnés d’un travail d’ouverture commerciale. Selon Erem Business, l’Égypte a ouvert plus de 98 nouveaux marchés à ses exportations agricoles en six ans. Les destinations récentes comprennent des marchés asiatiques aux règles de quarantaine strictes, comme le Japon, les Philippines, le Vietnam et l’Ouzbékistan, ainsi que le Mexique, le Pérou, l’Uruguay, le Panama et le Salvador en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Cette dispersion géographique offre des solutions de remplacement lorsque la demande baisse ou que les règles changent sur les marchés établis. Elle alourdit aussi les opérations : l’accès obtenu par la négociation doit être préservé grâce à des pratiques agricoles constantes, des analyses de laboratoire, une documentation complète et la conformité de chaque expédition.

La conformité devient une condition commerciale

Les chiffres montrent que le contrôle de la qualité fonctionne comme une infrastructure de marché et non comme une simple formalité administrative. Les producteurs doivent maîtriser l’usage des pesticides et conserver des données traçables. Les conditionneurs et les exportateurs doivent protéger les produits et les documents, tandis que les laboratoires et les services de quarantaine doivent assurer des analyses fiables sans retard inutile.

Le prochain défi consiste à garantir une application homogène dans un appareil de production fragmenté. Erem Business indique qu’une part importante des exportateurs travaille encore de manière occasionnelle ou à la commission, d’où les appels à renforcer la formation et la connaissance des règles d’exportation. La poursuite de la croissance dépendra autant de l’ouverture de destinations que de la capacité des exploitations et des exportateurs à respecter durablement leurs conditions.

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