L’excédent avicole égyptien dépasse 25 % et fait chuter les prix
Les prix des poulets et des poussins ont fortement reculé en Égypte sous l’effet d’une offre excédentaire. Sameh El-Sayed, de la Chambre de commerce de Gizeh, estime que le surplus de production dépasse 25 %, tandis que les points de vente publics proposent également de la volaille.
L’offre excédentaire pèse sur le marché avicole
Les prix des poulets et des poussins ont fortement diminué en Égypte, l’augmentation de l’offre ayant créé un excédent de production supérieur à 25 %. Sameh El-Sayed, responsable de la division avicole de la Chambre de commerce de Gizeh, a attribué cette baisse au plus grand nombre de volailles disponibles sur le marché.
Le surplus signalé indique que la production actuelle dépasse nettement les volumes absorbés par les acheteurs. Le déséquilibre concerne à la fois les poulets destinés à la consommation et les poussins achetés par les élevages pour les cycles suivants. La baisse des deux catégories montre que la pression touche plusieurs maillons de la filière.
Les consommateurs profitent immédiatement d’une volaille moins chère. Pour les producteurs, la chute des prix de vente peut toutefois réduire les marges, notamment parce que les animaux doivent être commercialisés dans un délai limité. Ils ne peuvent pas rester indéfiniment dans les élevages, ce qui rend le secteur sensible aux variations de court terme de l’offre et de la demande.
Le prix des poussins signale une pression future
Le recul du prix des poussins constitue un indicateur important pour les élevages et les couvoirs. Les poussins sont un intrant essentiel et leur prix reflète la demande des producteurs préparant de nouveaux lots. Une forte baisse peut signifier que les élevages réduisent leurs achats ou que la production des couvoirs dépasse les besoins actuels.
Des poussins moins chers réduisent le coût initial d’un nouveau cycle, mais fragilisent les fournisseurs de reproducteurs et de poussins d’un jour. Si les élevages réagissent à la faiblesse des prix des poulets finis en diminuant leurs mises en place, l’excédent actuel pourrait finir par réduire la production. Les informations disponibles ne précisent ni la durée du déséquilibre ni les éventuelles modifications déjà apportées aux programmes.
Les effets varieront selon les acteurs. Les producteurs intégrés disposent de davantage de possibilités grâce à la transformation et à leurs propres réseaux de vente. Les élevages indépendants et les fournisseurs de poussins sont plus directement exposés aux prix courants. Les négociants et les détaillants bénéficient d’achats moins coûteux, mais la concurrence peut les obliger à transmettre une partie de la baisse aux consommateurs.
Les magasins publics élargissent l’accès aux bas prix
La volaille est également vendue dans des points de vente publics, ce qui étend le bénéfice des prix réduits à leurs clients. Ces magasins donnent aux autorités un canal direct d’approvisionnement des ménages et peuvent offrir un débouché supplémentaire lorsque le marché commercial est surapprovisionné.
L’abondance de l’offre, combinée aux ventes publiques, accentue la pression baissière sur les prix de détail. Ce circuit peut aussi accélérer l’écoulement des volumes excédentaires. Les informations fournies ne donnent ni prix précis, ni comparaison avec les détaillants privés, ni volume distribué par le réseau public.
Les producteurs doivent ajuster l’offre
La principale question est la vitesse de réaction de la production à cet excédent. Un niveau supérieur à 25 % peut influencer les décisions des élevages, couvoirs, transformateurs et négociants. Les producteurs pourraient hésiter à lancer de nouveaux cycles si les prix des poulets finis restent déprimés, tandis que les couvoirs devront adapter leur production à une demande plus faible.
Les consommateurs sont pour l’instant les bénéficiaires les plus évidents. L’effet commercial est moins favorable aux opérateurs détenant des poulets ou des poussins pendant la baisse. Faute de données sur les coûts, les prix à la ferme et la durée du surplus, la pression exacte sur les marges ne peut être calculée. La baisse simultanée des poulets et des poussins montre néanmoins que l’excès d’offre touche l’ensemble de la chaîne et non un seul point du marché.