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L’essor de la K-food masque un déficit sud-coréen de 258 000 milliards de wons

Les exportations sud-coréennes de produits agricoles, forestiers et halieutiques ont approché 84 000 milliards de wons en cinq ans, portées notamment par les nouilles instantanées et les algues. Les importations ont atteint 340 000 milliards de wons, pour un déficit cumulé annoncé de 258 000 milliards de wons.

Les records d’exportation ne comblent pas l’écart

L’industrie sud-coréenne de la K-food bat des records à l’exportation, les nouilles instantanées et les algues figurant parmi les moteurs de son expansion mondiale. Ce succès s’accompagne toutefois d’un flux bien plus important d’importations agricoles, forestières et halieutiques, qui maintient le secteur dans un lourd déficit commercial.

Sur les cinq dernières années couvertes par les chiffres, la Corée du Sud a exporté pour près de 84 000 milliards de wons de produits agricoles, forestiers et halieutiques. Les importations ont atteint 340 000 milliards de wons sur la même période. Le déficit commercial cumulé annoncé s’est élevé à 258 000 milliards de wons.

Les montants arrondis des exportations et des importations font ressortir un écart d’environ 256 000 milliards de wons, contre un déficit déclaré de 258 000 milliards. Cette différence peut provenir de l’arrondi des chiffres principaux ou d’un calcul fondé sur des données plus précises, mais le document fourni ne contient aucun détail annuel.

Nouilles et algues portent un succès ciblé

Les nouilles instantanées et les algues sont devenues des symboles majeurs de la croissance des exportations alimentaires sud-coréennes. Leurs résultats montrent que les transformateurs et les marques du pays peuvent créer une demande à l’étranger, surtout avec des produits associant une identité coréenne reconnaissable, une longue durée de conservation et une distribution internationale relativement efficace.

Cette dynamique ne signifie pas que la balance agricole et halieutique globale se soit améliorée dans les mêmes proportions. Sur cinq ans, les importations ont représenté plus de quatre fois la valeur arrondie des exportations. La mention du bœuf étranger dans le titre d’origine souligne également la dépendance persistante envers l’offre extérieure dans de grandes catégories alimentaires, alors que certains produits coréens gagnent des parts de marché à l’étranger.

Une réalité différente pour producteurs et négociants

Pour les transformateurs et les exportateurs, ces chiffres confirment l’intérêt commercial d’accroître les volumes de catégories performantes comme les nouilles et les algues. Pour les agriculteurs et le secteur de la pêche, ils montrent que les records d’un nombre limité de produits peuvent coexister avec une forte concurrence des importations et un profond déficit global.

Cette distinction est essentielle pour les investisseurs et les analystes du commerce. La croissance des exportations mesure la demande étrangère pour les produits coréens, tandis que la balance sectorielle intègre aussi les besoins du pays en denrées et matières premières importées. D’après les chiffres disponibles, ce second flux reste nettement supérieur. La Corée du Sud peut donc continuer à battre des records d’exportation de K-food sans réduire sa dépendance envers les approvisionnements agricoles et halieutiques étrangers.

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