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La demande de protéines stimule la production indienne de lait, viande et œufs

L’attention accrue portée aux protéines depuis la pandémie de COVID-19 soutient la demande indienne de lait, de viande et d’œufs. L’essor de la consommation intérieure renforce la place du pays parmi les principaux producteurs mondiaux de produits animaux.

La demande de protéines stimule la production indienne de lait, viande et œufs

L’intérêt pour les protéines modifie la demande

La sensibilisation croissante à la place des protéines dans l’alimentation favorise une hausse annuelle de la production indienne de lait, de viande et d’œufs, selon Kisan Tak. La publication indique que cette évolution s’est affirmée après la pandémie de COVID-19 et s’est accélérée à partir de 2021, lorsque les consommateurs ont commencé à surveiller davantage l’apport protéique de leur alimentation.

La tendance concerne les marchés végétarien et non végétarien. Les consommateurs de viande obtiennent davantage de protéines grâce aux œufs et aux produits carnés, tandis que les végétariens se tournent vers le lait et les produits laitiers. Les produits animaux constituent en outre une source de protéines relativement abordable alors que plusieurs autres aliments riches en protéines restent coûteux, rapporte Kisan Tak.

L’Inde figure parmi les premiers producteurs

L’échelle de production indienne apparaît particulièrement dans le lait. Les données présentées par Kisan Tak situent la production de l’Inde à 24,78 crore de tonnes, devant les États-Unis avec 10,24 crore, le Pakistan avec 6,66 crore, la Chine avec 4,59 crore et le Brésil avec 3,68 crore de tonnes. Ces chiffres illustrent la taille du marché laitier national et l’importance de la demande des ménages, des transformateurs alimentaires et des fabricants de produits laitiers traditionnels.

L’Inde occupe également la cinquième place mondiale pour la viande de poulet dans ces données, avec environ 52 lakh de tonnes. Les États-Unis arrivent en tête avec 2 crore de tonnes, devant la Chine avec 1,60 crore, le Brésil avec 1,37 crore et la Russie avec 54,57 lakh de tonnes. Selon Kisan Tak, les exportations indiennes de poulet restent limitées, de sorte que l’essentiel des quelque 52 lakh de tonnes produites est consommé dans le pays.

L’Inde est aussi bien placée dans les autres catégories de viande. Kisan Tak la classe deuxième pour la viande de chèvre, avec 17,22 lakh de tonnes contre 25,38 lakh pour la Chine. Elle est également deuxième pour la viande ovine, avec 12,92 lakh de tonnes contre 26,40 lakh pour la Chine. Pour la viande de buffle, l’Inde domine les pays cités avec 45,65 lakh de tonnes, devant le Pakistan avec 12,69 lakh et la Chine avec 7,79 lakh de tonnes.

La consommation intérieure soutient la volaille

La production d’œufs continue d’augmenter avec la demande. Environ 14 000 crore d’œufs sont consommés en Inde, selon Kisan Tak, tandis que les exportations d’œufs et de poulet demeurent relativement faibles. Une autre comparaison de production publiée avec l’article place la Chine au premier rang avec 3,63 crore de tonnes, suivie par l’Inde avec 81 lakh, l’Indonésie avec 68,48 lakh, les États-Unis avec 64,69 lakh et le Brésil avec 37,34 lakh de tonnes.

La prédominance du marché intérieur a des effets directs sur les céréales fourragères, les services vétérinaires, les entrepôts frigorifiques, l’abattage, la transformation laitière et la distribution alimentaire. Les producteurs de poulet et d’œufs dépendent surtout des consommateurs indiens, tandis que la viande de buffle est davantage tournée vers l’exportation. Les exportations de viande de chèvre sont nettement inférieures à celles de buffle, et l’Inde exporte également de la viande ovine.

La croissance crée des débouchés et des contraintes

La demande soutenue de protéines permet aux producteurs et aux transformateurs d’accroître leurs capacités et leur productivité. Elle renforce aussi le besoin d’un approvisionnement fiable en aliments pour animaux et d’une logistique sous température contrôlée, notamment pour le lait, la volaille et la viande. L’Inde produit déjà à l’échelle mondiale. La poursuite de la croissance dépendra donc non seulement du cheptel, mais aussi de l’efficacité de la transformation, de l’accessibilité des produits et de la capacité des chaînes d’approvisionnement à servir un vaste marché intérieur sans compromettre la qualité.

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