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Codorníu augmentera ses achats de raisins de 20 % malgré le recul du vin

Codorníu prévoit d’augmenter ses achats de raisins de 20 % pour les prochaines vendanges, malgré un léger recul de la consommation de vin sur les marchés national et internationaux. Cette décision traduit un besoin accru en matières premières dans un contexte de demande difficile.

Codorníu augmentera ses achats de raisins de 20 % malgré le recul du vin

Les achats évoluent à contre-courant de la consommation

Codorníu augmentera ses achats de raisins de 20 % pour les prochaines vendanges, a annoncé lundi le producteur de cava et de vin. Cette hausse intervient malgré un léger recul de la consommation de vin sur le marché national comme sur les marchés internationaux. La décision crée un contraste marqué entre l’affaiblissement de la demande finale et les besoins de l’entreprise en matières premières agricoles.

L’annonce ne précise pas le volume de raisins acheté par Codorníu lors des vendanges précédentes. Les informations disponibles ne permettent donc pas de calculer l’augmentation en valeur absolue. Le montant des achats prévus, les cépages et les zones de production concernés ne sont pas non plus indiqués. Le principal engagement porte ainsi sur une hausse de 20 %, sans objectif précis de tonnage ou de dépenses.

Conséquences pour les viticulteurs et la filière

Pour les viticulteurs qui approvisionnent Codorníu, l’augmentation de 20 % pourrait offrir un débouché plus important lors des prochaines vendanges. L’effet sur chaque exploitation dépendra de la répartition de la demande supplémentaire entre les cépages, les régions et les contrats. Aucun prix d’achat ni aucune condition contractuelle n’ayant été communiqué, l’incidence sur le chiffre d’affaires et les marges des producteurs reste incertaine.

Ce projet montre également qu’une baisse de la consommation ne conduit pas automatiquement à une réduction des achats dans tous les segments de la filière viticole. Un producteur peut avoir besoin de davantage de raisins alors que le marché se contracte légèrement, en fonction de ses stocks, de ses projets de production et de sa gamme. Codorníu n’a pas indiqué lequel de ces facteurs avait motivé sa décision. Celle-ci ne constitue donc pas la preuve d’un redressement général de la demande de vin.

La préférence pour moins d’alcool accroît la pression

La décision intervient alors que les consommateurs s’orientent vers des vins présentant une plus faible proportion d’alcool, selon les informations accompagnant le projet d’achat. Cette préférence ajoute une variable pour les producteurs déjà confrontés à une légère baisse de la consommation. Les caves doivent déterminer leurs besoins en matières premières en tenant compte à la fois du volume total vendu et de l’évolution des catégories choisies par les consommateurs.

Pour les transformateurs, les distributeurs et les investisseurs, il reste à savoir comment les raisins supplémentaires seront utilisés et si les achats soutiendront une hausse de la production, une modification de la gamme ou d’autres besoins opérationnels. Codorníu n’a pas fourni ces précisions. Dans l’attente de volumes, de prix ou d’objectifs de production, l’effet immédiat le plus clair concerne l’amont : l’entreprise entend acheter 20 % de raisins en plus lors des prochaines vendanges malgré une consommation toujours faible.

Analyse complète du marché

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