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Cinq nouveaux cas de PPA repoussent la réouverture complète des exportations porcines espagnoles

Cinq nouvelles infections de peste porcine africaine ont relancé le délai d’un an nécessaire au rétablissement du statut national indemne de l’Espagne. Les marchés qui refusent la régionalisation pourraient rester fermés au porc espagnol, même si aucun cas n’a été signalé dans les élevages.

Cinq nouveaux cas de PPA repoussent la réouverture complète des exportations porcines espagnoles

Les nouvelles infections prolongent le calendrier

Cinq nouveaux cas positifs de peste porcine africaine ont remis à zéro le compte à rebours permettant à l’Espagne de retrouver son statut de pays indemne, retardant la réouverture complète des marchés étrangers au porc espagnol. Selon elEconomista.es, le délai applicable est d’un an à compter de la découverte du dernier cas. Toute nouvelle détection repousse donc la première date possible de rétablissement du statut sanitaire national.

Cette distinction est déterminante, car les pays importateurs n’appliquent pas tous les mêmes règles sanitaires. Certains reconnaissent la régionalisation et autorisent les produits provenant des zones espagnoles indemnes, tout en limitant les restrictions au territoire touché. D’autres exigent que l’ensemble du pays exportateur soit indemne de PPA. Pour ces destinations, de nouvelles infections peuvent prolonger les restrictions nationales même si le foyer reste géographiquement circonscrit.

La régionalisation limite les dégâts sans les supprimer

Le foyer a été détecté chez des sangliers dans la province de Barcelone et aucun cas n’a atteint les élevages commerciaux, d’après elEconomista.es. La Chine a accepté la régionalisation, évitant ainsi une fermeture totale au porc espagnol. Le journal citait le Japon, les Philippines et, dans une moindre mesure, le Mexique parmi les marchés stratégiques qui demeuraient entièrement fermés pendant la période considérée, faute d’avoir adopté la même approche.

Cette divergence crée des conditions très différentes pour les transformateurs et les exportateurs. Les établissements situés hors de la zone réglementée peuvent approvisionner les pays qui reconnaissent les contrôles régionaux, sous réserve des exigences de certification. L’accès aux marchés réclamant un statut national indemne dépend en revanche de l’absence de nouveau cas pendant toute la durée requise. Les cinq dernières infections ravivent donc l’incertitude sur la date d’une reprise complète des ventes.

Une production record face à une demande contrainte

Ce retard intervient alors que l’Espagne doit absorber une production porcine historiquement élevée. Les données d’Eurostat citées par elEconomista.es évaluent la production espagnole à 5,3 millions de tonnes en 2025, soit 6% de plus qu’en 2024. L’Espagne représentait 24,2% de la production de l’Union européenne et occupait la troisième place mondiale derrière la Chine et les États-Unis. L’offre record, la fermeture de débouchés et le recul de la demande chinoise accentuent ensemble la pression sur le marché intérieur.

Le prix du porc espagnol a atteint 1,82 € le kilogramme en août avant de tomber à 1 € en janvier et février, selon les chiffres de Mercolleida publiés par elEconomista.es. Il est ensuite remonté à 1,27 €, tout en restant sensible à l’évolution de l’accès aux marchés internationaux. Les exportations porcines espagnoles avaient progressé de 2,6% en 2025 pour atteindre 1,3 million de tonnes. La durée des restrictions sanitaires est donc directement déterminante pour les abattoirs, les transformateurs et les éleveurs.

L’exposition commerciale reste importante

La Chine a importé 517 000 tonnes de porc espagnol durant la dernière période citée par elEconomista.es, soit une baisse de 6,1% et un volume très inférieur aux près de 1,4 million de tonnes achetées en 2020. Rossend Saltiveri a averti, selon le journal, que le maintien des fermetures nationales au Japon, aux Philippines et au Mexique pourrait réduire le chiffre d’affaires du secteur de 17% et porter les pertes annuelles à 1,8 milliard €. Les nouveaux cas ne ferment pas automatiquement les marchés qui reconnaissent déjà la régionalisation, mais ils repoussent l’étape sanitaire nécessaire pour rouvrir toutes les destinations. Pour les opérateurs espagnols, l’endiguement poursuit désormais deux objectifs commerciaux : empêcher l’infection des élevages et achever une année entière sans nouvelle remise à zéro du compteur.

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