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Chaleur et fortes pluies renchérissent laitue et concombre en Corée du Sud

La chaleur extrême et les fortes pluies ont fortement relevé les prix de la laitue et du concombre en Corée du Sud. Les prix du radis, de la carotte et de l’oignon vert reculent grâce à des volumes plus importants.

Chaleur et fortes pluies renchérissent laitue et concombre en Corée du Sud

Les intempéries divisent le marché des légumes

La combinaison d’une chaleur extrême et de fortes pluies perturbe le marché estival des légumes en Corée du Sud. Les prix de la laitue et du concombre ont fortement augmenté, tandis que certaines autres cultures sont devenues moins chères. Selon Asia Times, ces évolutions opposées tiennent aux différences de conditions de culture, de durée de conservation et de volumes récemment commercialisés selon les catégories.

Le choc météorologique frappe particulièrement les légumes-feuilles et les cultures sous abri. La laitue est sensible aux mauvaises conditions de croissance et se conserve peu de temps. Le marché dispose donc de peu de protection lorsque la récolte ou la distribution est interrompue. Le concombre dépend lui aussi de conditions stables dans les installations de production. La chaleur et l’excès de pluie peuvent ainsi réduire rapidement les disponibilités et faire monter les prix de gros et de détail.

Des volumes plus élevés font baisser d’autres prix

La hausse ne concerne pas l’ensemble du secteur maraîcher sud-coréen. D’après Asia Times, le radis, la carotte et l’oignon vert ont récemment baissé grâce à l’augmentation des volumes mis sur le marché. Leur meilleure disponibilité contraste avec le resserrement de l’offre de laitue et de concombre. Le marché se divise donc entre produits particuliers, sans hausse généralisée de tous les prix agricoles.

Cette divergence compte pour les acheteurs, car des légumes-racines et des oignons verts moins chers ne peuvent pas compenser entièrement la pénurie d’ingrédients destinés à d’autres plats. Restaurants, cuisines collectives et transformateurs achètent en fonction de leurs menus, et non uniquement selon le légume le moins cher. Les entreprises qui utilisent beaucoup de laitue fraîche ou de concombre restent donc exposées à la hausse des coûts, même si une corbeille plus large de légumes paraît relativement stable.

La restauration subit une nouvelle pression

L’effet commercial immédiat devrait être le plus marqué dans la restauration. La laitue et le concombre sont généralement livrés frais et se prêtent peu à un stockage prolongé. Les restaurants et distributeurs peuvent difficilement constituer des réserves avant une perturbation météorologique. Lorsque l’offre se resserre, ils doivent absorber le surcoût, réduire leurs achats ou modifier leurs menus. Une hausse persistante pourrait finir par atteindre les prix facturés aux consommateurs, mais les sources disponibles ne signalent aucune modification tarifaire précise dans les établissements.

Cet épisode montre également que les perturbations climatiques touchent inégalement les cultures. Des volumes plus importants peuvent faire baisser les prix d’un segment pendant que la chaleur et les inondations limitent l’offre d’un autre. Pour les producteurs, les effets sur le revenu et le rendement dépendent de la culture et du mode de production. Grossistes et détaillants doivent gérer plus étroitement leurs approvisionnements et leurs stocks à court terme. Les entreprises de restauration font face à des coûts d’ingrédients moins prévisibles pendant l’été.

La faible durée de conservation amplifie le choc

Contrairement aux produits qui se conservent longtemps, les légumes-feuilles doivent passer rapidement des exploitations aux acheteurs finaux par les marchés de gros. Cette courte fenêtre commerciale amplifie l’effet des perturbations de la croissance et de la récolte. Les cultures sous abri sont protégées de certains facteurs extérieurs, mais une chaleur prolongée et de fortes pluies peuvent tout de même réduire la production et compliquer les opérations.

La divergence actuelle des prix en Corée du Sud constitue donc un risque d’inflation alimentaire propre à certains produits, et non la preuve que toutes les cultures se renchérissent. La durée de la pression sur la laitue et le concombre dépendra du rétablissement des conditions de culture et des volumes commercialisés. D’ici là, les restaurants et les négociants en produits frais resteront les acteurs les plus directement exposés à l’instabilité des disponibilités et aux coûts de remplacement.

Analyse complète du marché

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