Bulog va distribuer 150 000 tonnes de maïs SPHP supplémentaires à 5 000 roupies le kilogramme
L'opérateur public indonésien Perum Bulog est prêt à distribuer 150 000 tonnes de maïs supplémentaires dans le cadre du programme public de stabilisation de l'approvisionnement et des prix alimentaires (SPHP), a annoncé son directeur général Ahmad Rizal Ramdhani le 9 septembre 2026 à Jakarta. Le grain se trouve déjà dans les entrepôts de Bulog et est cédé à 5 000 roupies le kilogramme, en priorité aux petits et moyens éleveurs.
L'opérateur logistique public indonésien Perum Bulog est prêt à distribuer 150 000 tonnes de maïs supplémentaires dans le cadre du programme public de stabilisation de l'approvisionnement et des prix alimentaires, désigné par son sigle indonésien SPHP. Son directeur général, Ahmad Rizal Ramdhani, l'a déclaré à Jakarta le mercredi 9 septembre 2026. Ses propos ont été rapportés par metrotvnews.com, qui cite l'agence de presse publique Antara.
Un volume déjà validé, du grain déjà en entrepôt
Selon Rizal, l'allocation supplémentaire est approuvée et le maïs est physiquement disponible dans le réseau d'entrepôts de Bulog. « Pour ce maïs SPHP, Dieu merci, une hausse de 150 000 tonnes a été actée. Il se trouve qu'il est également disponible dans les entrepôts de Bulog et, espérons-le, cela aidera les éleveurs qui rencontrent des difficultés d'alimentation », a-t-il déclaré à metrotvnews.com.
Le SPHP est le mécanisme par lequel Bulog met ses stocks de réserve sur le marché pour stabiliser l'offre et les prix. Le maïs ainsi distribué est attribué à des groupes d'acheteurs désignés à un prix administré, et non vendu librement.
La distinction compte sur le plan commercial. Un déstockage atteint l'acheteur sans nouvel appel d'offres d'achat ni décision d'importation : l'effet sur l'offre est immédiat et non différé.
5 000 roupies le kilogramme pour les petits éleveurs
L'État fournit le maïs SPHP à 5 000 roupies le kilogramme, indique Rizal. Cela équivaut à 5 millions de roupies la tonne, soit environ 750 milliards de roupies pour l'ensemble des 150 000 tonnes au prix administré.
La priorité va aux éleveurs indépendants de petite et moyenne taille — les peternak rakyat — afin qu'ils obtiennent la matière première d'aliment à un prix plus abordable, a précisé Rizal. Il décrit une cible d'exploitations qui peinent aujourd'hui à sécuriser leur alimentation animale, le soutien de prix visant à maintenir leur activité.
Le programme de repas gratuits tire la demande d'aliment
Le moteur avancé pour cette allocation supplémentaire est le programme de repas nutritifs gratuits (Makan Bergizi Gratis, MBG). D'après Rizal, il augmente la demande d'œufs, de viande et d'autres produits de l'élevage, ce qui accroît en retour les besoins en maïs fourrager.
Le maïs est le principal apport énergétique de la plupart des rations avicoles : une hausse de la consommation de protéines financée par le budget se répercute donc directement sur la demande de céréales. La réponse de Bulog — du maïs physique à prix fixe pour la partie la moins couverte du secteur — vise précisément ce point de transmission, et non le marché de gros dans son ensemble.
Ce que l'annonce ne dit pas
Plusieurs paramètres importants pour le marché n'ont pas été précisés :
- la période sur laquelle les 150 000 tonnes seront écoulées et le rythme mensuel de livraison ;
- la répartition régionale de l'allocation et d'éventuels plafonds d'achat par exploitation ;
- le mode de reconstitution des stocks — récolte nationale ou importations — et la taille de l'allocation de base de maïs SPHP à laquelle s'ajoute ce volume.
Ces variables déterminent si l'effet se limite à un aliment moins cher pour les petits élevages ou s'il touche aussi les prix au producteur et de gros du maïs en Indonésie. Le communiqué de Bulog porte sur la disponibilité et le prix pour un groupe d'acheteurs, sans exposer le plan d'approvisionnement qui le sous-tend.