Le Bélarus va accroître ses livraisons de bovins et de bœuf à Samarcande
La région ouzbèke de Samarcande prévoit de multiplier par 1,5 ses achats de viande bovine et de produits carnés bélarussiens dans les prochaines années. Elle compte aussi importer des bovins reproducteurs et du matériel génétique afin de renouveler son cheptel et de développer la production locale.
Samarcande prévoit d’acheter davantage de viande
La région ouzbèke de Samarcande prévoit d’accroître ses achats de viande bovine et de produits carnés auprès du Bélarus, tout en important des bovins reproducteurs pour renouveler son cheptel. Selon Pravda.ru, les livraisons de viande vers la région devraient être multipliées par 1,5 dans les prochaines années. Le volume de départ, le calendrier des livraisons et la valeur de cette hausse n’ont pas été communiqués.
Ces projets résultent de discussions entre des représentants de l’administration régionale de Samarcande et les autorités agricoles bélarussiennes. D’après SB.by, le premier vice-ministre bélarussien de l’Agriculture et de l’Alimentation, Vitaly Kulak, a tenu le 11 août une réunion de travail avec une délégation de Samarcande conduite par le hokim de la région. Les informations disponibles ne nomment aucun fournisseur bélarussien et ne précisent pas si des contrats ont déjà été signés.
Les reproducteurs doivent soutenir la production locale
La coopération envisagée couvre à la fois les produits carnés finis et les intrants nécessaires au développement de l’élevage. Samarcande s’intéresse aux bovins reproducteurs et au matériel génétique bélarussiens pour améliorer et reconstituer son cheptel. Les achats de viande bovine doivent s’inscrire dans le programme national ouzbek de développement de l’élevage. L’augmentation des importations vise à améliorer la qualité des produits sur le marché intérieur et à diversifier les fournisseurs.
L’accord présente ainsi deux horizons différents. Des livraisons supplémentaires de viande bovine et de produits carnés peuvent compléter l’offre à court terme. Les animaux reproducteurs et le matériel génétique doivent, à plus long terme, accroître la productivité du cheptel et la production nationale de viande. Les sources ne donnent ni le nombre d’animaux envisagé, ni le volume de matériel génétique, ni l’objectif de hausse de la production régionale.
La viande domine les ventes bélarussiennes
Pravda.ru, citant la partie bélarussienne, indique que la viande constitue déjà le principal segment du commerce entre le Bélarus et l’Ouzbékistan. Sur un chiffre d’affaires bilatéral annoncé à 107 millions de dollars, la viande et les produits carnés ont représenté 65 millions de dollars. Le média estime que cette somme équivaut à 63,8 % des exportations bélarussiennes vers l’Ouzbékistan, sans fournir de ventilation par produit ni de période de référence.
Ces chiffres soulignent le poids commercial des produits animaux dans la relation bilatérale. Une multiplication par 1,5 des achats de Samarcande pourrait renforcer la demande adressée aux transformateurs de viande et aux fournisseurs de bétail bélarussiens. L’absence de volume régional initial empêche toutefois de calculer le tonnage ou le chiffre d’affaires potentiel. Le projet concerne une région, alors que les 107 millions de dollars couvrent l’ensemble des échanges entre les deux pays.
Importations et renouvellement du cheptel peuvent diverger
L’économiste Artyom Loginov a déclaré à Pravda.ru que la concentration des exportations sur une seule catégorie de produits rend les résultats commerciaux sensibles aux changements de politique agricole. Il a aussi estimé que l’achat de davantage de bovins reproducteurs pourrait réduire à terme le besoin de viande finie importée si l’Ouzbékistan augmente sa propre production.
Pour les exportateurs bélarussiens, l’occasion immédiate dépasse donc la viande bovine et englobe les reproducteurs et la génétique animale. Les producteurs de Samarcande bénéficieront d’animaux et de matériel destinés à renforcer leurs capacités, parallèlement à des livraisons supplémentaires de viande. L’équilibre futur entre viande importée et production intérieure dépendra de la vitesse à laquelle le cheptel renouvelé générera des volumes supplémentaires. Les informations publiées ne donnent aucun calendrier.