Le riz parfumé baisse au Vietnam, tandis que les Philippines prévoient une récolte réduite
Les prix de deux variétés de paddy parfumé ont reculé de 100 dongs par kilogramme dans le delta du Mékong, tandis que les cotations à l’exportation sont restées globalement stables. La baisse attendue de 15 % de la production philippine de palay au troisième trimestre et des importations annuelles record d’environ 5 millions de tonnes pourraient soutenir la demande régionale.
Le paddy parfumé recule légèrement
Les prix de certaines variétés de paddy parfumé ont modérément baissé le 21 septembre dans le delta du Mékong, selon Vietnambiz. Le Dai Thom 8 frais a perdu 100 dongs par kilogramme par rapport à la veille, à 6 000-6 100 dongs, tandis que l’OM 18 a reculé du même montant, à 5 900-6 000 dongs par kilogramme.
Les autres variétés sont restées globalement stables. L’OM 5451 frais s’est négocié à 5 900-6 000 dongs par kilogramme, l’IR 50404 à 5 800-6 000 dongs et l’OM 34 à 5 700-5 800 dongs. Ces cotations reposent sur les données du département de l’Agriculture et de l’Environnement de la province d’An Giang.
Sur le marché de la transformation, le riz matière première CL 555 a baissé de 50 dongs par kilogramme, à 8 650-8 700 dongs. L’IR 504 est resté à 8 700-8 750 dongs, les brisures à 8 500-8 600 dongs et le son de riz s’est établi à 7 300-7 650 dongs par kilogramme. Ces variations limitées montrent que le recul reste concentré sur quelques produits et ne touche pas l’ensemble du marché intérieur.
Les cotations vietnamiennes à l’export restent stables
Les prix du riz vietnamien à l’exportation n’ont pas connu d’évolution notable. L’Association vietnamienne de l’alimentation a évalué le riz Jasmine à 526-530 dollars la tonne, le riz parfumé à 5 % de brisures à 440-445 dollars et le riz blanc à 5 % de brisures à 423-427 dollars la tonne.
Parmi les grands exportateurs, le riz blanc thaïlandais à 5 % de brisures est resté le plus cher des produits comparés, à 477-481 dollars la tonne. L’équivalent pakistanais était coté à 419-423 dollars, tandis que le riz blanc indien à 5 % de brisures valait 375-379 dollars et le riz étuvé indien de même catégorie 377-381 dollars la tonne. Le riz blanc vietnamien a donc conservé une prime sur les origines pakistanaise et indienne, tout en restant moins cher que le produit thaïlandais.
La surface récoltée doit reculer aux Philippines
L’Autorité philippine des statistiques prévoit que la production nationale de riz non décortiqué, ou palay, tombera à 3,19 millions de tonnes au troisième trimestre 2026, selon le Manila Bulletin. Cette estimation, fondée sur les données disponibles au 1er août, est inférieure de 15 % aux 3,75 millions de tonnes récoltées un an auparavant et de 2,2 % à la prévision initiale de 3,26 millions. Si elle se confirme, il s’agira du plus faible volume enregistré au troisième trimestre depuis 2019, lorsque la production avait atteint 3,05 millions de tonnes.
La contraction s’explique par une forte réduction de la surface récoltée, et non par une baisse du rendement. L’autorité prévoit 771 790 hectares, soit près de 16 % de moins que les 916 770 hectares récoltés l’année précédente. Le rendement moyen pourrait néanmoins progresser de 1 %, de 4,09 à 4,13 tonnes par hectare. Au 1er août, 113 790 hectares avaient été récoltés, soit 14,7 % de la surface attendue, pour une production estimée à 455 250 tonnes. Sur les 1,58 million d’hectares que les agriculteurs comptaient planter entre juillet et septembre 2026, 892 320 hectares, soit 56,4 %, l’avaient effectivement été.
Les importations pourraient atteindre un record
La production intérieure de riz des Philippines devrait diminuer d’environ 700 000 tonnes cette année en raison du risque d’un épisode El Niño extrême en fin d’année. Le pays augmente ses achats à l’étranger pour couvrir le déficit attendu, et ses importations annuelles pourraient atteindre un record d’environ 5 millions de tonnes. Les données du Bureau philippin de l’industrie végétale montrent que les importations ont atteint 3,67 millions de tonnes à la fin août, soit près de 25 % de plus que les 2,95 millions de tonnes enregistrées sur la même période l’an dernier.
Les perspectives philippines pourraient soutenir la demande adressée aux fournisseurs régionaux, dont le Vietnam, malgré le fléchissement des prix vietnamiens aux stades agricole et industriel. Le volume et le calendrier des achats supplémentaires compteront pour les exportateurs, car le riz blanc vietnamien se situe actuellement entre les offres thaïlandaises plus chères et les offres indiennes moins chères. L’Autorité philippine des statistiques prévoit aussi une baisse de plus de 14 % de la production de maïs au troisième trimestre, de 2,43 millions à 2,08 millions de tonnes, ce qui accentuera la pression sur le bilan céréalier du pays.