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L’arrêt des achats irakiens détend le marché iranien de la pomme de terre

La suspension par l’Irak des importations de pommes de terre et de certains légumes a réduit les exportations iraniennes et détendu le marché intérieur. Les médias évoquent un prix d’environ 69 000 tomans pour la pomme de terre, tandis que l’oignon de Chiraz est tombé à 45 000 tomans en gros.

L’arrêt des achats irakiens détend le marché iranien de la pomme de terre

La demande irakienne avait poussé les prix intérieurs

La suspension par l’Irak des importations de pommes de terre et de certains autres légumes a réduit les exportations iraniennes et contribué à stabiliser le marché intérieur, après que la demande transfrontalière eut porté les prix au-delà de leurs niveaux habituels. L’épisode illustre la rapidité avec laquelle les décisions d’achat d’un pays voisin peuvent affecter les recettes des grossistes iraniens et les dépenses des consommateurs.

Reza Nourani, président de l’Union nationale iranienne des produits agricoles, a affirmé qu’il n’y avait aucune pénurie. Selon Quds Online, la hausse des exportations durant le ou les deux mois précédents, particulièrement vers l’Irak, avait toutefois exercé une pression sur les prix intérieurs. Nourani a aussi estimé que ces flux n’avaient pas été suffisamment surveillés lorsque les prix sont sortis de leur fourchette habituelle.

La pomme de terre figurait parmi les produits les plus exposés à cette pression liée aux exportations. L’Irak a ensuite interdit l’importation de pommes de terre iraniennes et de certaines autres cultures maraîchères. D’après Nourani, la baisse des exportations qui a suivi a accru les volumes disponibles en Iran et rééquilibré le marché.

Les médias retiennent le niveau de 69 000 tomans

Hamshahri Online a indiqué que l’arrêt des importations irakiennes avait ramené le prix iranien de la pomme de terre à 69 000 tomans. Quds Online décrit une évolution légèrement différente : les pommes de terre avaient été proposées jusqu’à 69 000 tomans sur les marchés municipaux de fruits et légumes de Téhéran avant que les prix ne se stabilisent. Aucun des deux médias ne fournit de prix antérieur comparable, de fourchette actuelle par qualité ou d’estimation des volumes exportés.

Cette nuance compte pour les négociants. Les informations disponibles établissent 69 000 tomans comme principal niveau observé, mais elles ne permettent pas de chiffrer la baisse réelle après la décision irakienne. Elles relient néanmoins clairement le changement de tendance à la diminution des exportations, et non à un manque d’offre nationale.

La faiblesse des achats irakiens oblige les producteurs et grossistes iraniens à écouler davantage de pommes de terre sur le marché intérieur. Cette situation peut réduire les prix de vente à court terme et améliorer la disponibilité pour les acheteurs locaux, tout en accentuant la pression sur les détenteurs de stocks périssables. L’interdiction prive les importateurs irakiens d’une source d’approvisionnement proche, mais les publications ne précisent ni sa durée, ni son motif, ni l’éventuel recours à d’autres fournisseurs.

L’offre d’oignons augmente face aux contraintes de stockage

L’ajustement ne concerne pas uniquement la pomme de terre. Nourani a déclaré que l’offre d’oignons avait augmenté et que le prix de gros des oignons de Chiraz était tombé à 45 000 tomans sur les marchés. Les sources n’attribuent pas cette baisse au seul interdit irakien, mais l’inscrivent dans le refroidissement plus général d’un marché auparavant soutenu par les exportations agricoles.

Nourani a rejeté l’hypothèse selon laquelle la rétention de stocks d’oignons aurait déterminé les conditions du marché. La chaleur accroît le risque de détérioration dans les entrepôts, tandis que le stockage frigorifique entraîne des coûts élevés. Ces contraintes rendent la conservation prolongée moins intéressante et accélèrent l’arrivée des volumes sur les marchés de gros.

L’épisode souligne la sensibilité du secteur iranien des produits frais aux changements soudains d’accès aux marchés régionaux. Lorsque les exportations vers l’Irak ont augmenté, les prix intérieurs de la pomme de terre ont dépassé leurs niveaux habituels malgré une offre suffisante. Après l’arrêt des achats irakiens, la pression exportatrice s’est relâchée et le marché s’est rapproché de l’équilibre. Les producteurs font désormais face à une demande plus faible, tandis que grossistes et consommateurs bénéficient d’une offre accrue ; l’évolution future dépendra en partie de la durée des restrictions irakiennes.

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