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Le nombre de pays acheteurs de blé russe tombe de 43 à 16 en août

Le nombre de pays achetant du blé russe est passé de 43 en août 2025 à 16 en août 2026. Les exportations ont reculé d’un facteur de 3,8, à 1,3 million de tonnes, renforçant leur concentration sur quelques grands débouchés.

Le nombre de pays acheteurs de blé russe tombe de 43 à 16 en août

Le blé russe dessert moins de marchés

Le nombre de pays important du blé russe a fortement diminué en août, passant de 43 en août 2025 à 16 en août 2026. Elena Tiourina, directrice du département analytique de l’Union céréalière russe, a communiqué ces chiffres dans des propos cités par Interfax, selon Lenta.ru.

La réduction du nombre d’acheteurs s’est accompagnée d’une forte baisse des volumes physiques. La Russie a exporté 1,7 million de tonnes de céréales durant le dernier mois de l’été, dont 1,3 million de tonnes de blé. Les exportations totales de céréales et de légumineuses ont reculé d’un facteur de 3,5 sur un an, tandis que les expéditions de blé ont diminué d’un facteur de 3,8. Les exportations d’orge ont été divisées par trois. Le recul ne s’explique donc pas seulement par la disparition de petites destinations : l’ensemble des volumes céréaliers russes a fortement baissé.

L’Égypte reste la première destination

L’Égypte a conservé sa place de premier acheteur de blé russe, avec 450 000 tonnes importées en août. Ce volume était néanmoins inférieur d’un facteur de 2,2 à celui de l’année précédente. Le Bangladesh suivait avec 160 600 tonnes, soit un recul d’un facteur de 1,7, tandis que l’Arabie saoudite a acheté 115 000 tonnes. Ces trois destinations ont absorbé ensemble plus de la moitié des 1,3 million de tonnes d’exportations russes de blé déclarées, signe d’une concentration accrue des flux.

D’autres marchés établis ont réduit leurs achats encore plus fortement. Le Nigeria a reçu 52 000 tonnes, soit quatre fois moins qu’un an auparavant, et les livraisons à Israël ont chuté d’un facteur de 15,5, à 41 500 tonnes. Les conséquences dépassent chaque marché pris séparément : avec moins de destinations actives, les exportateurs deviennent plus sensibles aux calendriers d’achat, aux résultats des appels d’offres et à la demande des grands importateurs restants. Si un client majeur ralentit ses commandes, les débouchés de remplacement sont également moins nombreux.

Les nouveaux débouchés ne compensent qu’une partie du recul

Plusieurs marchés sont apparus comme de nouvelles destinations des céréales russes en août. Le Venezuela a acheté 84 000 tonnes, l’Indonésie 66 000 tonnes et l’Iran 26 500 tonnes. Les expéditions vers le Sri Lanka ont progressé d’un facteur de 1,7, à 77 000 tonnes, tandis que les exportations vers le Yémen ont augmenté de 8,5 %, à 53 700 tonnes. Ces flux ont apporté une certaine diversification, mais leur volume cumulé n’a pas suffi à enrayer le recul global ni à compenser la baisse des marchés établis.

La faiblesse était déjà visible au début du mois. Du 1er au 20 août, les expéditions totales de céréales russes à l’étranger étaient inférieures d’un facteur de 2,5 à celles de la même période de 2025. Sur ces 20 jours, les exportations de blé ont reculé d’un facteur de 2,6, à un peu plus de 1 million de tonnes, et celles d’orge d’un facteur de 2,9, à 168 000 tonnes. Pour les producteurs et les négociants, les chiffres d’août révèlent deux pressions simultanées : moins de marchés accessibles et des achats plus faibles chez plusieurs clients essentiels. Les flux futurs dépendront donc largement du retour des acheteurs historiques et de la capacité des nouvelles destinations à devenir des marchés réguliers plutôt que ponctuels.

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