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Les voitures électriques chinoises prennent un tiers du marché sud-coréen

Les véhicules électriques fabriqués en Chine représentent désormais une voiture électrique neuve sur trois en Corée du Sud, grâce à leur compétitivité-prix. Les constructeurs locaux subissent aussi la réduction de l’allégement de taxe à la consommation et l’exclusion des électriques du crédit d’impôt à la production.

Les voitures électriques chinoises prennent un tiers du marché sud-coréen

Les véhicules chinois progressent grâce aux prix

Les véhicules électriques fabriqués en Chine ont rapidement renforcé leur présence en Corée du Sud et représentent désormais une voiture électrique neuve sur trois vendue dans le pays, selon les éléments fournis. Cette progression repose principalement sur leur compétitivité-prix et accroît la pression sur les constructeurs coréens dans un marché où le prix d’achat reste déterminant pour les consommateurs.

Cette part d’un tiers donne aux constructeurs chinois une position importante sur le segment sud-coréen des véhicules électriques neufs. Elle modifie également l’environnement des groupes nationaux, qui doivent défendre leurs parts de marché face à des modèles importés moins chers ou proposés à des tarifs plus attractifs. Les éléments disponibles ne précisent ni les marques chinoises concernées ni les volumes vendus, mais cette part montre qu’il ne s’agit plus d’une petite niche d’importation.

La fiscalité accroît la pression sur la production

Dans le même temps, le soutien public à l’industrie automobile sud-coréenne se réduit. L’allégement de taxe individuelle à la consommation accordé aux véhicules respectueux de l’environnement diminue, tandis que les véhicules électriques sont exclus du crédit d’impôt gouvernemental à la production. Les inquiétudes du secteur dépassent donc la concurrence commerciale et touchent à la rentabilité de la fabrication locale.

Un crédit d’impôt à la production peut influencer directement la localisation des usines, des investissements et des capacités. L’exclusion des véhicules électriques prive les sites coréens d’une compensation potentielle au moment où les importations chinoises gagnent du terrain grâce à des prix plus bas. Les constructeurs nationaux risquent ainsi une double pression : une aide réduite pour les acheteurs de véhicules écologiques et l’absence de crédit pour les usines qui les produisent.

L’écart de prix pourrait peser sur les investissements

La question immédiate pour les constructeurs coréens est de savoir s’ils peuvent préserver leur compétitivité-prix sans réduire leurs marges ni reporter leurs investissements. Des importations moins chères peuvent les contraindre à revoir les équipements, les achats de composants et les coûts industriels. Si la fiscalité ne compense pas une partie de la charge de production, ils disposeront de moins de marge pour baisser les prix tout en finançant de nouvelles plateformes électriques et des capacités locales.

Pour les producteurs chinois, une part d’un tiers constitue une base pour développer la distribution et investir d’autres catégories de véhicules. Pour les équipementiers et les régions industrielles coréennes, le risque est qu’une dégradation de la rentabilité de la production nationale finisse par affecter les commandes et les décisions de capacité. Le débat fiscal ne porte donc pas seulement sur les aides aux acheteurs, mais aussi sur le soutien à la production locale face à l’intensification de la concurrence importée.

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