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La Turquie vise l’Asie-Pacifique après 106,3 millions de dollars d’exportations de semences

La Turquie a exporté 40 384 966 kilogrammes de semences vers l’Asie en 2025, pour 106 292 812 dollars de recettes. La filière veut désormais approfondir ses relations commerciales en Asie-Pacifique, avec des débouchés pour les grandes cultures en Asie centrale et dans le Caucase et pour les semences potagères à forte valeur en Asie orientale et méridionale.

La Turquie vise l’Asie-Pacifique après 106,3 millions de dollars d’exportations de semences

Les exportations vers l’Asie dépassent 40 millions de kilogrammes

La Turquie veut développer son commerce de semences en Asie-Pacifique après avoir exporté 40 384 966 kilogrammes vers l’Asie en 2025. Selon Manşet Haber, ces expéditions ont généré 106 292 812 dollars, donnant à la filière une base substantielle pour sa prochaine phase d’expansion régionale.

L’Irak a été le premier débouché en volume avec 12 951 238 kilogrammes. La Syrie a suivi avec 8 157 999 kilogrammes, devant l’Ouzbékistan avec 2 996 981 kilogrammes. Chypre, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan figurent également parmi les marchés asiatiques importants pour les exportateurs turcs. Cette répartition montre que la Turquie est aujourd’hui surtout présente sur les marchés voisins et dans des corridors agricoles déjà établis.

Des débouchés différents selon les régions

Les principales semences turques exportées vers l’Asie comprennent le maïs hybride, les semences de tournesol, les semences potagères et céréalières, les graines de coton et la luzerne. La demande n’est pas uniforme sur le continent. Les grandes cultures et leurs semences occupent une place plus importante en Asie centrale et dans le Caucase, offrant des débouchés aux variétés adaptées aux exploitations de grande taille.

En Chine, au Japon, en Corée du Sud et en Inde, les meilleures perspectives concernent les semences potagères à forte valeur. Le volume n’y constitue pas nécessairement le seul indicateur de performance, car les caractéristiques techniques, la conformité phytosanitaire et la valeur de chaque variété peuvent peser davantage. Selon Burak Gönen, président de l’Association turque de l’industrie semencière, la Turquie compte parmi les cinq premiers fournisseurs mondiaux de tomates. Son secteur maraîcher dispose ainsi d’une base de production pertinente pour développer l’activité semencière.

ASC 2026 servira de plateforme commerciale

Gönen a indiqué que le rapprochement avec l’Asie devait accroître l’échelle commerciale de la filière, resserrer les liens entre entreprises et établir une nouvelle feuille de route pour les sociétés turques entrant dans la région comme pour les groupes asiatiques venant en Turquie. L’objectif porte sur un commerce réciproque, et non sur un accès au marché à sens unique.

Le Congrès international asiatique des semences ASC 2026, organisé dans le cadre de l’Association des semences d’Asie et du Pacifique, se tiendra cette année en Turquie. Gönen y voit un résultat important du travail mené par le pays en direction de l’Asie-Pacifique. Les relations avec l’association ont débuté pendant la pandémie de COVID-19 avant de se renforcer. L’Association turque de l’industrie semencière et l’Union turque des semenciers sont membres de l’APSA. Istanbul a également accueilli l’an dernier le Congrès mondial des semences de la Fédération internationale des semences.

L’accès aux marchés dépend de la technique et du phytosanitaire

ASC 2026 doit notamment traiter de la quarantaine agricole, des pratiques techniques et de la coopération sectorielle. Ces sujets ont une portée commerciale directe, car la circulation des semences dépend des règles phytosanitaires et de la capacité des fournisseurs à respecter les exigences du pays destinataire. Les échanges internationaux de connaissances deviennent aussi plus importants face aux problèmes de fertilité des sols, de changement climatique, de virus et de bactéries.

La numérisation et l’intelligence artificielle figurent également au programme de la filière. Selon Gönen, certaines entreprises semencières utilisent déjà l’IA, même si des progrès restent nécessaires. Pour dépasser les marchés voisins à gros volumes et atteindre des destinations plus lointaines en Asie-Pacifique, les fournisseurs turcs devront donc associer relations commerciales, capacités techniques, conformité réglementaire et variétés adaptées aux conditions locales de production.

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