La Tunisie lance une étude stratégique pour restructurer la filière sucrière
La Tunisie a lancé le 1er septembre 2026 les travaux de terrain d’une étude stratégique sur sa filière sucrière. Elle doit proposer des solutions opérationnelles pour restructurer le secteur, sécuriser l’approvisionnement et renforcer les stocks stratégiques.
Début des travaux de terrain sur la filière sucrière
La Tunisie a engagé les travaux de terrain d’une étude stratégique globale sur son industrie sucrière. L’exercice doit examiner la manière de réorganiser la production, les achats et la sécurité d’approvisionnement. Les travaux ont commencé le mardi 1er septembre 2026, après une réunion des parties prenantes de la production et de l’approvisionnement au siège de l’Office du commerce de la Tunisie, l’OCT.
L’étude est menée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives, l’ITCEQ. Elle associe des représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations, du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, des experts de l’Institut et plusieurs responsables de l’OCT. Le projet réunit ainsi les organismes publics chargés du commerce, de la politique industrielle, de l’analyse et de l’approvisionnement du marché.
Priorité à la continuité des approvisionnements et aux stocks
L’objectif affiché est d’élaborer des solutions opérationnelles pour restructurer la chaîne de valeur du sucre, maintenir la continuité des approvisionnements et améliorer la sécurité des stocks stratégiques tunisiens. Les autorités veulent disposer d’une vision globale du secteur et de propositions permettant d’approvisionner durablement le marché intérieur.
L’examen intervient alors que les cours internationaux des matières premières fluctuent et que le coût des importations augmente pour la Tunisie. Les conditions d’achat et les cours mondiaux du sucre occuperont donc une place centrale. Une politique de stockage plus robuste pourrait amortir les perturbations à court terme, tandis que les changements dans la filière pourraient concerner producteurs, transformateurs, distributeurs et entreprises utilisant le sucre comme intrant industriel.
Les informations disponibles ne précisent ni objectifs de production, ni budget d’investissement, ni capacités, ni calendrier d’achèvement de l’étude. Elles n’indiquent pas non plus si la restructuration pourrait inclure de nouvelles capacités de transformation, une évolution des cultures nationales, une révision des procédures d’importation ou de nouvelles règles de gestion des stocks. Ces éléments détermineront si l’exercice améliore surtout l’administration ou entraîne des changements matériels dans l’industrie sucrière tunisienne.
Deux comités assureront le suivi
La réunion de lancement a défini la méthodologie et les termes de référence de l’étude. Les participants ont également mis en place un dispositif de gouvernance chargé de suivre sa réalisation. Un comité de pilotage et un comité technique accompagneront les travaux et en suivront les différentes étapes.
Pour les entreprises tunisiennes de l’alimentation et des boissons, l’intérêt concret dépendra des mesures finalement proposées et adoptées. La disponibilité régulière du sucre influence les plans d’achat, les calendriers de transformation et la gestion des stocks. L’attention portée simultanément à la production, aux achats, aux cours internationaux et aux réserves stratégiques montre que la Tunisie évalue la filière comme un système intégré, sans isoler les importations de l’activité nationale. Jusqu’à la publication des recommandations, l’initiative reste toutefois un exercice de planification et non un programme confirmé d’investissement ou de réglementation.