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Des tests relient des tomates chinois à des produits étiquetés australiens ou italiens

Des analyses médico-légales ont relié des tomates cultivées en Chine, dont certaines associées au Xinjiang, à des produits de Leggo’s, Coles et Aldi présentés comme australiens ou italiens. Les résultats soulèvent des questions sur l’étiquetage d’origine et la transparence des approvisionnements en Australie.

Des tests relient des tomates chinois à des produits étiquetés australiens ou italiens

Les analyses contredisent les origines déclarées

Des analyses médico-légales ont relevé la présence de tomates cultivées en Chine dans des produits vendus en Australie dont l’étiquetage présentait les tomates comme australiennes ou italiennes. Les articles concernés étaient associés à Leggo’s, l’une des plus grandes marques australiennes de produits à base de tomate, ainsi qu’aux enseignes Coles et Aldi.

L’enquête a analysé plus de 221 références à base de tomate. Ses résultats indiquent que les consommateurs ont pu recevoir des informations inexactes sur le lieu de culture des ingrédients agricoles de certains produits transformés. Les tests ont également relié une partie de la matière première chinoise au Xinjiang.

Les résultats disponibles n’affirment pas que les 221 produits contenaient tous des tomates chinoises et ne précisent pas le nombre de références concernées pour chaque entreprise. Ils remettent néanmoins en cause des mentions d’origine visibles, utilisées pour différencier les produits dans les supermarchés australiens.

La question porte sur le lieu de culture des tomates, et pas uniquement sur le pays de fabrication ou de conditionnement du produit final. Une chaîne alimentaire transformée peut faire intervenir la production agricole, la première transformation, le mélange, la fabrication et l’emballage dans plusieurs pays. Un étiquetage précis est donc essentiel lorsqu’un emballage revendique un lieu de culture déterminé.

Les marques et distributeurs face à la traçabilité

Leggo’s, Coles et Aldi doivent désormais examiner les déclarations de leurs fournisseurs et les éléments justifiant les mentions d’origine australienne ou italienne. Les distributeurs et propriétaires de marques s’appuient sur les documents des transformateurs et intermédiaires, mais les analyses suggèrent que les contrôles documentaires n’ont peut-être pas entièrement correspondu au produit physique.

L’affaire concerne aussi les producteurs et transformateurs australiens. Une mention de culture australienne peut influencer les achats et distinguer la production nationale des ingrédients importés. Si des tomates chinoises sont vendues sous cette désignation, les fournisseurs locaux affrontent un produit importé présenté aux consommateurs comme ayant la même origine.

Les mentions d’origine italienne ont une portée commerciale comparable. L’Italie dispose d’une industrie de la tomate transformée largement reconnue, et la référence à une culture italienne façonne la perception de la provenance. Si les tomates sous-jacentes viennent de Chine, cette distinction perd de sa fiabilité pour les importateurs, distributeurs et consommateurs.

Le lien avec le Xinjiang ajoute un niveau de vigilance supplémentaire. Les éléments fournis ne précisent ni les volumes, ni les fournisseurs, ni les itinéraires d’expédition, ni la part d’un produit rattachée à cette région. Ces informations seront importantes pour évaluer l’exposition des entreprises et permettre aux autorités de juger si les déclarations d’origine actuelles sont suffisantes.

L’enquête place les analyses physiques aux côtés des factures, certificats et garanties des fournisseurs comme moyen de vérifier l’origine alimentaire. Pour les fabricants et distributeurs, la question commerciale immédiate consiste à savoir si leurs systèmes de traçabilité peuvent relier les affirmations figurant sur chaque emballage aux exploitations et transformateurs qui ont fourni les tomates.

Les suites dépendront aussi de la formulation exacte de chaque étiquette et de la composition établie par les tests. Les résultats publiés jusqu’ici indiquent une présentation trompeuse, mais les documents fournis ne mentionnent ni décision réglementaire, ni sanction, ni rappel, ni réponse des entreprises. Des informations supplémentaires seront nécessaires pour mesurer le commerce concerné et déterminer comment ces produits ont intégré la chaîne australienne.

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