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La Thaïlande débat d’une baisse de taxe sur le diesel vendu 40,69 bahts

La Thaïlande contient le prix du diesel grâce à une remise en raffinerie et aux compensations du Fonds pétrolier. Une baisse de taxe de 5 bahts par litre ramènerait le prix à environ 35 bahts, mais réduirait les recettes publiques d’environ 10 milliards de bahts par mois.

La Thaïlande débat d’une baisse de taxe sur le diesel vendu 40,69 bahts

La remise en raffinerie et le fonds limitent le prix

La Thaïlande associe une remise au niveau des raffineries à une compensation du Fonds pétrolier afin de limiter la transmission de la hausse mondiale de l’énergie aux ménages et aux entreprises. Selon Daily News, le Comité d’administration de la politique énergétique a approuvé une remise de 4 bahts par litre sur les diesels à haut régime B0, B7 et B20 du 16 septembre au 31 octobre 2026. Le ministère de l’Énergie surveille également les cours du brut et des produits raffinés ainsi que les marges de raffinage.

Les données du Bureau de la politique et de la planification énergétiques au 18 septembre montrent que le diesel ordinaire à haut régime bénéficiait de la remise de 4 bahts et d’une compensation du fonds de 8,62 bahts par litre. Le prix de détail atteignait ainsi 40,69 bahts par litre à Bangkok et dans les provinces voisines, hors taxe locale d’entretien.

Le soutien aux prix représente un coût important

Daily News a calculé qu’à composantes inchangées, la suppression de la remise en raffinerie ajouterait environ 4,28 bahts par litre après TVA et porterait le prix indicatif à 44,97 bahts. Sans remise ni compensation du fonds, la pression totale atteindrait environ 13,50 bahts par litre, soit un prix proche de 54,19 bahts. Le journal a précisé qu’il s’agissait de simulations fondées sur la structure du 18 septembre, et non de prix officiels ou de prévisions.

Ces mesures alimentent le débat sur la portée potentiellement plus large d’une baisse directe de la fiscalité. Nation TV rapporte que Korn Chatikavanij, chef adjoint du Parti démocrate, a proposé de réduire la taxe sur le diesel de 5 bahts par litre. Selon lui, le prix à la pompe tomberait immédiatement à environ 35 bahts. Pour une consommation nationale estimée à quelque 67 millions de litres par jour, il évalue la perte de recettes à 330 millions de bahts par jour, soit 10 milliards de bahts par mois.

La baisse de taxe face aux aides ciblées

Korn estime que le coût du diesel atteint les consommateurs par le fret, les transports publics, la pêche et les machines agricoles, même lorsqu’ils ne possèdent pas de véhicule. Il a opposé cette option au programme Thai Chuay Thai de 50 milliards de bahts, jugeant que les versements ciblés ne réduisent pas directement les coûts des commerces, des producteurs ou des transporteurs. Selon son calcul, ce budget permettrait de financer la baisse du diesel pendant presque six mois sans nouvel emprunt, à condition d’ajuster d’autres dépenses pour compenser la perte fiscale.

Korn a cité la Corée du Sud, qui a réduit de 25% la taxe sur le diesel et de 15% celle sur l’essence, avec une prolongation jusqu’à fin novembre. Il a également évoqué une baisse allemande d’environ 17 centimes d’euro par litre en mai et juin, en soulignant que les deux pays avaient parallèlement aidé les groupes vulnérables. Ces exemples étayaient sa proposition et ne constituent pas des projets annoncés par le gouvernement thaïlandais.

Les comparaisons dans l’ASEAN dépendent des subventions

Selon les données du Bureau de la politique et de la planification énergétiques citées par Daily News, le taux de variation du prix thaïlandais du diesel s’établissait à 35,9%, contre 80,0% en Malaisie et 77,4% en Indonésie selon la méthodologie de l’infographie. Le gouvernement y voit le signe que la pression du marché mondial s’est moins répercutée sur les prix thaïlandais.

La comparaison régionale doit néanmoins rester prudente. Fiscalité, qualité des carburants, taux de change, subventions et conditions d’éligibilité diffèrent dans l’ASEAN. La Malaisie et l’Indonésie proposent des carburants à prix spécial à certains bénéficiaires ou programmes, tandis que les données thaïlandaises portent sur les prix généraux du marché. Le gouvernement n’a donc pas affirmé que le diesel thaïlandais était le moins cher de l’ASEAN, mais seulement que son prix du 18 septembre était inférieur aux prix généraux indiqués pour la Malaisie et l’Indonésie. L’arbitrage porte sur la poursuite des remises et du financement par le fonds ou sur l’acceptation de recettes fiscales plus faibles pour alléger les coûts de l’économie dépendante du diesel.

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