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Les stocks céréaliers russes baissent de 10,1 % sur fond de récolte moins favorable

Les stocks de céréales et de légumineuses, hors maïs, détenus par les organisations agricoles russes ont diminué de 10,1 % sur un an, à 23,7 millions de tonnes au 1er août 2026. Le recul du blé, l'abaissement des prévisions de récolte et les contraintes logistiques pourraient limiter l'offre exportable, malgré une forte hausse des stocks de maïs.

Les stocks céréaliers russes baissent de 10,1 % sur fond de récolte moins favorable

Le blé concentre la baisse des stocks

Les organisations agricoles russes détenaient 23,7 millions de tonnes de céréales et de légumineuses, hors maïs, au 1er août 2026. Ce volume était inférieur de 10,1 % aux 26,4 millions de tonnes recensées à la même date en 2025. Les données concernent les grandes entreprises agricoles actives dans la production, le stockage et la première transformation, et non les exploitations familiales.

Le blé représentait l'essentiel du volume disponible. Ses stocks ont diminué de 6,3 % sur un an, passant de 19,9 millions à 18,7 millions de tonnes. Le maïs a suivi la direction opposée, avec une hausse de 143 200 à 960 100 tonnes. Ce supplément soutient l'approvisionnement des fabricants d'aliments pour animaux et des transformateurs, mais ne compense pas la baisse globale des céréales et des légumineuses.

Les prix à la production restent sous pression

Le prix moyen à la production du blé s'établissait à 12 419 ₽ la tonne en juillet, contre 13 538 ₽ un an plus tôt et 12 440 ₽ en juin 2026. Le maïs est tombé à 12 985 ₽ la tonne, contre 16 460 ₽ en juillet 2025 et 13 092 ₽ en juin. L'orge a reculé à 11 821 ₽ la tonne, après 12 569 ₽ un an auparavant et 13 484 ₽ le mois précédent.

Le sarrasin a fait exception à la baisse annuelle. Son prix a atteint 18 345 ₽ la tonne en juillet, contre 11 490 ₽ en juillet 2025, mais il est resté inférieur aux 19 430 ₽ de juin. Ces évolutions divergentes montrent que la contraction des stocks globaux n'a pas encore entraîné une hausse généralisée des prix. La logistique des exportations, les conditions d'achat et l'équilibre propre à chaque culture continuent de déterminer les revenus des producteurs.

Les contraintes à l'exportation coïncident avec une récolte revue en baisse

Les exportations russes de céréales en août étaient projetées à 2,5 millions de tonnes en raison de difficultés d'expédition dans le bassin mer d'Azov-mer Noire. Ce volume serait 2,3 fois inférieur à la moyenne des cinq dernières années. Dans ce contexte logistique, le prix du blé à l'exportation est tombé à 224 $ la tonne et le prix d'achat dans les ports de la mer Noire à 13 000 ₽ la tonne.

La baisse des stocks intervient aussi dans un contexte de perspectives de production moins favorables. La prévision russe de récolte de céréales et de légumineuses pour 2026 a été réduite de 2,7 millions de tonnes, à 134,7 millions. La production de blé pourrait tomber à 86,85 millions de tonnes et celle d'orge à 19,2 millions. Les superficies céréalières pourraient se contracter de 4,1 %, à 41,97 millions d'hectares. Pour les exportateurs, des stocks initiaux réduits et une récolte plus faible diminuent la marge de sécurité, mais la logistique portuaire limite toujours les expéditions à court terme. Les transformateurs nationaux peuvent disposer de volumes physiques suffisants dans l'immédiat, tandis que les producteurs subissent une demande extérieure plus faible et la baisse des prix aux principaux points d'achat.

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