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La Roumanie demande à l’UE de rouvrir les exportations d’ovins et de caprins des zones indemnes

La Roumanie a achevé un plan stratégique destiné à relancer les exportations d’ovins et de caprins suspendues après des foyers de maladies. Bucarest sollicite l’autorisation de la Commission européenne pour les zones non touchées, sans calendrier de décision à ce stade.

La Roumanie demande à l’UE de rouvrir les exportations d’ovins et de caprins des zones indemnes

La Roumanie porte son plan d’exportation à Bruxelles

La Roumanie a officialisé sa démarche pour relancer les exportations d’ovins et de caprins après l’instauration de restrictions européennes liée à des foyers de peste des petits ruminants et de variole ovine et caprine. Selon Jurnalul.ro, les autorités roumaines ont achevé un plan d’action stratégique qui sera présenté à la Commission européenne en vue d’une levée des restrictions.

La proposition vise à autoriser les exportations depuis les zones qui ne sont pas touchées par les foyers. Ce dispositif permettrait de maintenir les contrôles sanitaires autour des secteurs concernés tout en rouvrant potentiellement des circuits commerciaux pour les animaux provenant d’autres parties de la Roumanie. La Commission européenne doit encore examiner et approuver le plan; aucune date de décision ou de reprise des échanges n’a été annoncée.

Le ministre par intérim de l’Agriculture et du Développement rural, Tánczos Barna, et le président de l’Autorité nationale sanitaire vétérinaire et de sécurité alimentaire, ANSVSA, Alexandru Bociu, ont rencontré vendredi à Bruxelles Francisco Reviriego Gordejo. Celui-ci dirige l’unité Santé animale de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire, DG SANTE, de la Commission européenne. Le ministère roumain de l’Agriculture a annoncé cette rencontre lundi.

Les discussions précisent les conditions de reprise

Les échanges à Bruxelles ont porté sur les conditions et les étapes administratives nécessaires à la reprise des exportations roumaines d’ovins et de caprins. Les participants ont examiné le plan d’action élaboré par ANSVSA et clarifié les derniers points avant sa présentation officielle pour approbation.

Barna a déclaré que des perspectives concrètes de déblocage des exportations avaient été identifiées. Les responsables ont discuté du plan à court et moyen terme d’ANSVSA et réglé les derniers détails avant son dépôt formel. Ces éléments montrent que la préparation technique avance, mais ils ne constituent ni une autorisation européenne ni la confirmation d’une date de réouverture.

La Commission européenne a restreint les mouvements et les exportations d’ovins et de caprins après les foyers de peste des petits ruminants et de variole ovine et caprine. Ces mesures perturbent le transport d’animaux vivants par les circuits commerciaux établis et obligent les autorités roumaines à démontrer que les échanges peuvent reprendre sans affaiblir la lutte contre les maladies.

Les éleveurs attendent une décision sur l’accès au marché

Depuis l’adoption des restrictions, les autorités roumaines ont consulté les éleveurs, les organisations du secteur, ANSVSA et les représentants de la Commission européenne. Selon le ministère de l’Agriculture, ces échanges visaient à trouver des mesures permettant de relancer les exportations tout en respectant les exigences européennes de santé animale.

L’autorisation des expéditions depuis les zones non touchées serait importante pour les producteurs et négociants situés hors des foyers mais soumis à des restrictions de mouvement plus larges. Elle pourrait rétablir sélectivement l’accès au marché sans attendre la suppression de toutes les mesures sanitaires à l’échelle nationale. L’effet commercial dépendra toutefois du périmètre géographique, des conditions vétérinaires et des étapes d’application finalement acceptés par Bruxelles.

Pour le marché régional du bétail, la question immédiate est de savoir si la Commission jugera les contrôles roumains suffisants pour séparer les animaux admissibles à l’exportation des zones soumises aux restrictions. Tant que l’approbation n’est pas accordée, les exportateurs ne peuvent pas considérer les progrès techniques annoncés à Bruxelles comme une réouverture. La prochaine étape décisive sera la présentation formelle du plan achevé, puis l’évaluation des garanties proposées par la Commission.

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