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La production automobile roumaine recule de 7,8 % à 319 750 véhicules

La Roumanie a produit 319 750 voitures particulières au cours des huit premiers mois de 2026, soit un recul annuel de 7,8 %, selon les données sectorielles publiées par Economedia. Dacia en a fabriqué 169 014 et Ford Otosan 150 736, tandis que la production totale a fortement diminué entre juillet et août.

La production automobile roumaine recule de 7,8 % à 319 750 véhicules

La production sur huit mois tombe à 319 750 véhicules

La production roumaine de voitures particulières a reculé de 7,8 % sur un an au cours des huit premiers mois de 2026, à 319 750 véhicules, selon les données de l’Association des constructeurs automobiles de Roumanie relayées par Economedia. Cette baisse traduit une activité globale plus faible dans les deux principales usines automobiles du pays et réduit les volumes disponibles pour les constructeurs, les équipementiers et les prestataires logistiques.

Dacia a produit 169 014 véhicules sur la période, soit environ 52,9 % du total national. Ford Otosan a assemblé les 150 736 unités restantes, soit près de 47,1 %. L’écart s’est établi à 18 278 véhicules, ce qui laisse une répartition relativement équilibrée entre les sites de Mioveni et de Craiova.

La production d’août très inférieure à celle de juillet

Les usines roumaines ont produit 49 171 voitures particulières en juillet 2026. Le site Dacia de Mioveni a fourni 25 869 unités et l’usine Ford Otosan de Craiova en a fabriqué 23 302. Dacia représentait ainsi environ 52,6 % de la production de juillet, contre près de 47,4 % pour Ford Otosan.

La production est ensuite tombée à 12 607 voitures en août, soit 36 564 unités de moins qu’en juillet et une baisse d’environ 74,4 %. Dacia a fabriqué 3 741 véhicules durant le mois, contre 8 866 pour Ford Otosan. La répartition a donc basculé en faveur de Craiova : Ford Otosan a assuré environ 70,3 % de la production d’août et Dacia près de 29,7 %.

La source ne précise pas les raisons de la faiblesse des volumes en août. Ces chiffres ne permettent donc pas de distinguer l’effet d’arrêts programmés, de la planification des modèles, d’opérations de maintenance ou d’un affaiblissement de la demande. La comparaison mensuelle montre néanmoins une forte volatilité à l’échelle des usines. La production de Mioveni a diminué de 22 128 véhicules par rapport à juillet, tandis que celle de Craiova a reculé de 14 436 unités.

Conséquences pour les usines et les fournisseurs

Pour les constructeurs, la contraction de 7,8 % sur huit mois implique une utilisation plus faible des capacités d’assemblage que pendant la même période de 2025. Les fournisseurs de pièces, d’emballages et de services industriels sont également concernés, car leurs commandes dépendent des volumes assemblés. Les transporteurs de véhicules finis et de composants entrants peuvent eux aussi traiter moins de marchandises lorsque la production baisse.

La répartition entre les deux sites est particulièrement importante pour les fournisseurs qui ne desservent qu’une usine ou qu’un programme automobile. Dacia reste le premier producteur sur huit mois, mais Ford Otosan l’a devancé de 5 125 véhicules en août. Le chiffre national ne décrit donc pas une situation uniforme dans l’ensemble du réseau industriel automobile roumain.

L’exposition aux exportations renforce l’enjeu

L’industrie automobile roumaine est intégrée à des réseaux transfrontaliers d’approvisionnement et de distribution. Les volumes des usines concernent donc les exportateurs et les acheteurs internationaux autant que les entreprises nationales. Les données publiées ne fournissent toutefois aucune ventilation par exportation, destination, gamme de modèles ou valeur de production. Elles indiquent l’évolution des volumes, sans établir la variation des recettes d’exportation ni du chiffre d’affaires des fournisseurs.

Les prochaines données permettront de déterminer si août constitue un point bas temporaire ou une étape d’un ralentissement prolongé. Un redressement améliorerait l’utilisation des usines et la visibilité des commandes pour les fournisseurs. Une faiblesse persistante accentuerait la pression sur les entreprises fortement dépendantes des sites de Mioveni et de Craiova.

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