Les Philippines gaspillent 542 477 tonnes de riz usiné par an
Les Philippines gaspillent environ 542 477 tonnes métriques de riz usiné chaque année, selon le ministère de l’Agriculture. Ce volume pourrait nourrir 5,17 millions de personnes, ce qui souligne l’intérêt de réduire les pertes dans la chaîne d’approvisionnement.
Le gaspillage annuel dépasse 542 000 tonnes
Les Philippines gaspillent environ 542 477 tonnes métriques de riz usiné chaque année, selon le ministère de l’Agriculture du pays. Le Manila Standard rapporte que ce volume suffirait à nourrir 5,17 millions de personnes.
L’estimation porte sur le riz usiné, c’est-à-dire le produit disponible pour la consommation des ménages et des entreprises après transformation. Son ampleur révèle un écart considérable entre le riz qui entre dans la chaîne d’approvisionnement nationale et la quantité effectivement consommée.
Pour un pays qui assure ses disponibilités alimentaires grâce à la production intérieure et aux importations, le riz récupéré constituerait une ressource supplémentaire sans nécessiter une hausse équivalente des surfaces cultivées ou des achats à l’étranger. Le ministère ne précise pas quelle part pourrait réellement être récupérée, mais son estimation présente la réduction du gaspillage comme une source potentielle d’offre.
Disponibilités alimentaires et importations
La comparaison avec 5,17 millions de personnes donne une dimension concrète à l’estimation. Le riz jeté après usinage a déjà mobilisé les ressources nécessaires à la culture, à la récolte, au transport, à la transformation et à la distribution. Éviter une partie de ce gaspillage augmenterait donc la nourriture disponible à partir de la production et des achats existants.
L’estimation compte aussi pour la planification des importations. Le gaspillage ne correspond pas automatiquement à un volume identique d’importations évitables, car les décisions d’achat dépendent de la production, des stocks, de la demande et du calendrier d’approvisionnement. Toutefois, les pertes persistantes accroissent les quantités que le système alimentaire doit remplacer. Leur réduction pourrait atténuer une partie des besoins et améliorer l’utilisation des réserves disponibles.
Importateurs et négociants devront évaluer toute baisse du gaspillage parallèlement à l’évolution de la consommation et de la production locale. Pour les rizeries, grossistes et détaillants, la réduction des pertes pourrait accroître les volumes commercialisables, mais l’effet dépendra du point où elles surviennent et de l’acteur qui en supporte actuellement le coût.
Des mesures sur toute la chaîne
L’estimation disponible ne ventile pas le gaspillage par étape. Cette distinction est essentielle, car les pertes pendant la manutention ou la distribution n’appellent pas les mêmes solutions que le riz jeté par les détaillants, la restauration ou les ménages. Sans ce détail, les 542 477 tonnes doivent servir de référence nationale, et non d’objectif direct pour un seul segment.
Les réponses possibles comprennent une mesure plus précise des points de perte, un contrôle renforcé des stocks et une meilleure manutention tout au long de la chaîne. Les pratiques des consommateurs et de la restauration comptent également lorsque du riz acheté ou cuisiné est jeté. Les mesures doivent cibler des sources de gaspillage vérifiées afin d’orienter les dépenses vers les volumes récupérables les plus importants.
Une source mesurable d’offre supplémentaire
L’estimation du ministère de l’Agriculture montre que le gaspillage de riz dépasse la sphère domestique. Il affecte les disponibilités alimentaires et l’efficacité des dépenses déjà engagées pour produire, transformer et distribuer la céréale.
Producteurs, transformateurs, négociants et pouvoirs publics ont maintenant besoin d’une ventilation du total entre les étapes de la chaîne. Elle indiquerait les volumes récupérables, les acteurs capables d’intervenir et le rapport entre le coût de la prévention et celui du remplacement de l’offre perdue. En attendant ces précisions, le constat central reste significatif : 542 477 tonnes métriques de riz usiné seraient gaspillées chaque année, alors qu’elles pourraient nourrir 5,17 millions de personnes.