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L’autorité philippine de la noix de coco veut fixer un prix plancher du coprah

La Philippine Coconut Authority demande au législateur le pouvoir de fixer un prix d’achat minimum du coprah. La mesure vise à protéger le revenu des producteurs lorsque le marché baisse, mais ses modalités d’application et son financement restent à définir.

L’autorité philippine de la noix de coco veut fixer un prix plancher du coprah

La baisse du coprah pousse la PCA à saisir les législateurs

La Philippine Coconut Authority (PCA) cherche l’appui des législateurs pour obtenir des pouvoirs élargis et fixer un prix plancher du coprah. La baisse des cours réduit le revenu des producteurs de noix de coco. Cette compétence permettrait à l’organisme de déterminer plus directement le montant minimum que les acheteurs peuvent payer pour la chair de coco séchée, principalement utilisée dans la production d’huile de coco.

La protection du revenu agricole se trouve au cœur du débat. Lorsque le prix du coprah baisse, le recul atteint rapidement les exploitations, car le produit est généralement vendu à des collecteurs et négociants au départ de la ferme. Les producteurs doivent toujours supporter les coûts de récolte, de séparation de la chair et de séchage. Un prix d’achat plus faible réduit donc la rémunération du travail agricole comme celle de la première transformation réalisée sur place.

Le rapport disponible ne précise aucun niveau de prix plancher. Il ne fournit pas non plus de calendrier législatif, de système de contrôle ou de mécanisme de financement. Ces éléments détermineront si la mesure constitue uniquement un minimum légal imposé aux acheteurs privés ou si elle nécessite des achats publics et un soutien financier lorsque le marché passe sous le seuil officiel.

Le cadre existant soulève une question de compétence

Les Philippines disposent déjà d’un cadre juridique historique pour les prix minimums des produits de la noix de coco. Le décret présidentiel n° 527 autorise la National Economic and Development Authority à fixer les prix minimums versés aux agriculteurs pour le coprah et d’autres produits, de sa propre initiative ou sur recommandation de la PCA. Le décret prévoit aussi des prix minimums à l’exportation pour le coprah, l’huile de coco et les produits associés lorsque l’intérêt national l’exige.

La démarche de la PCA auprès des législateurs montre que l’agence souhaite disposer d’une compétence propre plus claire ou plus directe. Une nouvelle loi devrait articuler ce pouvoir avec le rôle existant de la National Economic and Development Authority. Elle devrait aussi définir les transactions concernées, le traitement des écarts régionaux et qualitatifs, ainsi que les sanctions ou achats destinés à soutenir le prix minimum.

Ces choix concernent les transformateurs et les négociants autant que les agriculteurs. Un prix obligatoire supérieur au marché pourrait accroître le coût des matières premières pour les huileries et les autres transformateurs. Si les prix des produits finis n’augmentent pas dans la même proportion, une partie de la marge passerait des acheteurs aux producteurs. Une hausse en aval toucherait également les utilisateurs d’huile de coco et d’autres intrants issus de la noix de coco.

L’efficacité dépendra des contrôles

Un prix plancher peut donner aux agriculteurs une référence dans les négociations, surtout lorsqu’ils disposent de peu d’acheteurs ou doivent vendre rapidement. Son efficacité dépend toutefois du contrôle des transactions et de la prévention des retenues compensatoires liées au transport, à l’humidité, à la qualité ou à la manutention. Des règles de classement claires seront donc essentielles.

La mesure pourrait aussi modifier les achats. Les négociants et transformateurs peuvent réduire leurs volumes si le prix obligatoire dépasse ce qu’ils récupèrent à la vente. Des achats publics ou coopératifs limiteraient ce risque, mais exigeraient des capacités de stockage, des fonds de roulement et des débouchés précis. Le rapport disponible ne détaille pas ces dispositifs.

Pour les producteurs, l’enjeu immédiat consiste à éviter une forte baisse des recettes sans affaiblir la demande de coprah. Les transformateurs doivent connaître la formule du minimum et savoir s’il évoluera avec le marché. Il appartient désormais aux législateurs de décider si la PCA recevra ce pouvoir et comment les coûts et obligations seront répartis dans la filière.

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