Le Mexique produit davantage de poulet et d’œufs, mais leur valeur recule
Le Mexique a produit 150 000 tonnes de poulet et 81 000 tonnes d’œufs supplémentaires. Dans le même temps, la valeur des deux productions a baissé respectivement de 587 millions de dollars et de 894 millions de dollars, sans transmission complète aux consommateurs.
Des volumes en hausse, une valeur en baisse
Les filières mexicaines du poulet et des œufs ont augmenté leurs volumes de production, alors que la valeur générée par les deux secteurs a fortement diminué. La production de viande de poulet a progressé de 150 000 tonnes, tandis que sa valeur a reculé de 587 millions de dollars. Celle des œufs a gagné 81 000 tonnes, mais sa valeur a chuté de 894 millions de dollars.
Les chiffres rapportés par Informador.mx montrent que l’offre physique et les revenus de la filière ont évolué en sens inverse. Les producteurs ont mis davantage de poulet et d’œufs sur le marché, mais ces volumes supplémentaires n’ont pas compensé la baisse des prix en amont. La perte de valeur a été nettement plus élevée pour les œufs, malgré une hausse de production moins importante.
La baisse des prix profite peu aux consommateurs
Une diminution de la valeur au stade de la production crée normalement une marge pour réduire le prix des aliments dans les maillons suivants. Toutefois, les baisses constatées n’ont pas été entièrement répercutées sur les consommateurs mexicains. Cet écart concentre la pression financière sur les producteurs et les autres acteurs en amont, tandis que les acheteurs au détail ne reçoivent qu’une partie du bénéfice potentiel.
Les données disponibles ne précisent pas comment la perte de valeur s’est répartie entre exploitations, transformateurs, grossistes et détaillants. Elles révèlent néanmoins un écart croissant entre la situation au stade de la production et les prix payés par les ménages. L’alimentation animale, la transformation, le transport, l’emballage et les marges commerciales influencent tous le prix final, mais les sources ne chiffrent pas leur contribution respective.
La rentabilité devient l’enjeu central
Pour les élevages avicoles et les producteurs d’œufs, la croissance des volumes ne suffit pas si chaque tonne génère moins de revenus. La filière doit transformer la hausse de la production en rémunération durable pour les producteurs, tout en maintenant une chaîne efficace et des prix compétitifs pour les consommateurs. Une expansion sans reprise de la valeur pourrait fragiliser davantage les opérateurs les moins capables d’absorber la baisse des marges.
Les transformateurs et les négociants doivent également déterminer si l’offre accrue continuera de peser sur les prix en amont. Les acheteurs peuvent bénéficier d’une meilleure disponibilité, mais la faiblesse persistante des revenus agricoles pourrait finir par affecter l’investissement et les décisions de production. Le marché surveillera la stabilisation de la valeur produite et une transmission plus visible des baisses de prix vers le commerce de détail. Le Mexique produit davantage de poulet et d’œufs, mais le partage de cette valeur dans la chaîne reste en question.