Les matières premières apportent RM19,65 milliards au PIB malaisien au premier trimestre
Le secteur des matières premières et les industries associées ont apporté RM19,65 milliards au PIB malaisien au premier trimestre 2026, contre RM18,95 milliards un an plus tôt. Les exportations de produits dérivés ont atteint RM41,62 milliards et les expéditions agricoles vers l’Inde ont progressé de plus de 50 %.
La contribution du secteur progresse au premier trimestre
Le secteur des matières premières et les industries qui en dépendent ont apporté RM19,65 milliards au produit intérieur brut de la Malaisie au premier trimestre 2026, selon le radiodiffuseur public RTM. Le résultat dépasse les RM18,95 milliards enregistrés sur la même période de 2025 et confirme le poids durable du secteur dans l’économie nationale.
Les exportations de produits issus des matières premières ont généré RM41,62 milliards pendant le trimestre, a déclaré la ministre des Plantations et des Matières premières, Datuk Seri Dr Noraini Ahmad, lors de la réunion mensuelle du ministère au siège du Conseil malaisien de l’huile de palme. Les données couvrent la production primaire ainsi que les industries transformant ces matières en produits à plus forte valeur.
Selon Noraini, la performance ne doit pas être évaluée uniquement à partir des montants globaux. Les gains à l’exportation et en productivité doivent aussi créer davantage de valeur dans le pays et accroître les revenus des petits exploitants et des autres acteurs. Les capacités de transformation, la productivité et la répartition des revenus rejoignent donc la croissance des exportations parmi les priorités publiques.
La Chine et l’Inde restent des marchés centraux
Le ministère veut conserver les débouchés existants et ouvrir de nouvelles destinations face à l’incertitude économique mondiale, aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement, à l’évolution des coûts logistiques et aux exigences de durabilité. Ces facteurs touchent les producteurs et les transformateurs, mais aussi les négociants présents à l’international.
La Chine demeure l’un des principaux marchés des produits agricoles malaisiens, notamment des biens transformés et à valeur ajoutée. L’Inde a également enregistré une forte croissance : les exportations agricoles malaisiennes vers ce pays ont augmenté de plus de 50 % sur un an au premier trimestre 2026. RTM n’a précisé ni le montant ni la répartition par produit de cette hausse.
La progression en Inde renforce l’intérêt d’une diversification des marchés, tandis que le rôle de la Chine dans les produits transformés souligne l’importance commerciale des industries malaisiennes d’aval. Le maintien de l’accès à ces deux marchés imposera aux fournisseurs de maîtriser les coûts logistiques et de satisfaire des exigences croissantes de durabilité et de traçabilité.
Les programmes de biocarburants et de traçabilité s’étendent
Le ministère prévoit de faire avancer sa politique énergétique grâce au Programme national de biodiesel et au développement de l’industrie des biocarburants. Il étudie aussi l’utilisation d’huile de cuisson usagée comme matière première pour produire du carburant d’aviation durable. Cette piste pourrait prolonger la chaîne agricole des plantations vers l’énergie et la transformation des carburants, mais aucun chiffre de capacité, d’investissement ou de calendrier n’a été annoncé.
Le Conseil malaisien de l’huile de palme a présenté neuf nouvelles technologies dans le cadre de son Programme 2026 de transfert technologique pour l’huile de palme. Il développe également Sawit Intelligent Management System et GeoSAWIT afin de renforcer la traçabilité. Ces outils doivent aider une filière soumise à un contrôle accru de l’origine des produits et des normes de durabilité.
Le gouvernement étendra aussi le programme Salam Agrikomoditi aux régions de petits exploitants dans tout le pays. Il doit fournir à plus de 600 000 petits producteurs indépendants des informations sur les aides, la certification, les incitations et les programmes de développement. Lancé le 25 juillet dans le Negeri Sembilan, le dispositif doit ensuite passer d’un État à l’autre. Il relie la politique d’exportation et de technologie aux producteurs dont les rendements et la conformité détermineront la capacité du secteur à capter davantage de valeur.