Le Kirghizstan double presque ses importations de maïs pour seulement 0,4 % de dépenses en plus
Le Kirghizstan a importé 2 700 tonnes de maïs pour 6,05 millions de dollars entre janvier et mai 2026, soit presque deux fois plus qu’un an auparavant. Les dépenses n’ont progressé que de 0,4 %, la Russie dominant les volumes et la Turquie la valeur.
Le volume importé approche le double du niveau de 2025
Le Kirghizstan a importé 2 700 tonnes de maïs pour 6,05 millions de dollars entre janvier et mai 2026, selon les données du Comité national des statistiques publiées par ZOL.ru. Le volume a presque doublé par rapport aux 1 300 tonnes de la même période de 2025, tandis que la valeur des achats n’a augmenté que de 0,4 %, contre 6,03 millions de dollars un an plus tôt.
L’écart entre la progression des volumes et celle des dépenses signale une modification importante de la composition des achats. À partir des totaux disponibles, la valeur moyenne déclarée est passée d’environ 4 638 dollars la tonne entre janvier et mai 2025 à près de 2 241 dollars la tonne sur la période correspondante de 2026. Ces moyennes regroupent des cargaisons aux valeurs déclarées très différentes et ne constituent pas un prix de marché unique.
Pour les négociants en céréales et les acheteurs agricoles, le point essentiel est que des tonnages supplémentaires sont entrés dans le pays sans hausse comparable de la facture globale. La ventilation par fournisseur montre que la même position douanière rassemble des expéditions en vrac à faible valeur et des lots beaucoup plus chers.
La Russie domine les volumes, la Turquie la valeur
La Russie est devenue le premier fournisseur en volume avec 1 490 tonnes évaluées à 55 000 dollars. ZOL.ru fait état d’une multiplication par plus de 84 des livraisons russes. Cependant, la comparaison reproduite chiffre aussi l’expédition de l’année précédente à 17 600 tonnes pour 52 000 dollars, un niveau incompatible avec le taux de croissance annoncé et avec les importations totales kirghizes de 1 300 tonnes entre janvier et mai 2025.
La Turquie est restée le premier fournisseur en valeur. Le Kirghizstan a acheté 479 tonnes de maïs turc pour 2,38 millions de dollars, contre 390 tonnes pour 1,9 million de dollars un an auparavant. La Turquie a donc livré moins de volume que la Russie, mais généré une valeur commerciale nettement supérieure, illustrant les écarts entre les cargaisons enregistrées sous la position du maïs.
La Russie et la Turquie ont fourni ensemble 1 969 tonnes, soit près des trois quarts du volume total déclaré. Leurs rôles restent toutefois très différents : la Russie domine l’offre physique, tandis que la Turquie concentre la plus forte dépense parmi les origines détaillées.
Recul de la Chine et de l’Ukraine, progression de l’Autriche
La Chine a presque divisé par trois ses livraisons au Kirghizstan, de 322 à 86,5 tonnes. Leur valeur a diminué de 830 000 à 232 000 dollars. Le repli ukrainien a été encore plus prononcé, de 31,2 tonnes pour 137 600 dollars à 0,5 tonne pour 7 000 dollars.
L’Autriche a suivi la trajectoire inverse. Ses livraisons sont passées de 0,1 tonne pour 700 dollars à 50,4 tonnes pour 250 000 dollars. Le Kazakhstan, la Serbie, la Roumanie, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et les États-Unis ont également fourni du maïs au Kirghizstan entre janvier et mai 2026, mais la source ne précise ni les volumes ni les valeurs correspondants.
Ces chiffres traduisent davantage une recomposition des fournisseurs qu’une hausse uniforme de toutes les origines. La Russie a apporté le plus fort gain de volume déclaré, la Turquie a renforcé sa première place en valeur et l’Autriche a progressé depuis une base minime, tandis que la Chine et l’Ukraine ont reculé. Pour les exportateurs, l’accès au marché kirghiz dépend fortement du type de marchandise et de sa valeur déclarée ; les acheteurs locaux ont, eux, obtenu davantage de volume pour une dépense globale presque inchangée.