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Le Kazakhstan produit plus de pâtes malgré le recul des ventes intérieures

Le Kazakhstan a produit 76 200 tonnes de pâtes au premier semestre 2026, soit une hausse de 3,4 %, tandis que la consommation intérieure reculait de 12,1 % à 64 600 tonnes. Les fabricants ont accru leurs exportations de 43,5 %, portées par le Kirghizstan et le Turkménistan.

Le Kazakhstan produit plus de pâtes malgré le recul des ventes intérieures

La production progresse malgré une demande intérieure plus faible

Les fabricants kazakhs de pâtes ont augmenté leur production au premier semestre 2026, alors même que les ventes sur le marché intérieur se contractaient. Selon Pravda.ru, la production a progressé de 3,4 % à 76 200 tonnes, tandis que la consommation nationale a reculé de 12,1 % à 64 600 tonnes.

Cet écart montre que les entreprises se sont davantage appuyées sur les marchés extérieurs pour écouler leur production. Le Kazakhstan a exporté 32 700 tonnes de pâtes durant la période, soit une hausse de 43,5 %. Les recettes ont atteint 27,6 millions de dollars. D’après le volume et la valeur publiés, la recette moyenne avoisinait 844 dollars par tonne, mais la source ne fournit pas de comparaison avec l’année précédente.

La consommation intérieure restait supérieure au volume exporté. Toutefois, l’essor rapide des expéditions a offert aux usines un débouché supplémentaire face au recul des achats des consommateurs kazakhs. L’expert agricole Viktor Smirnov estime que le déplacement des produits vers l’exportation, parallèlement à la baisse des ventes nationales, traduit la recherche de marchés offrant de meilleures marges dans un contexte d’évolution des comportements de consommation.

Les marchés d’Asie centrale prennent de l’importance

La géographie des exportations kazakhes de pâtes a fortement changé. Les livraisons au Kirghizstan ont presque été multipliées par cinq, tandis que celles au Turkménistan ont plus que triplé. Ces marchés voisins d’Asie centrale ont donc pris davantage de poids pour les producteurs.

À l’inverse, les exportations vers la Russie, qui reste l’un des principaux débouchés du Kazakhstan, ont diminué de 11 %. La croissance globale n’a donc pas concerné l’ensemble des destinations traditionnelles et a largement reposé sur le renforcement de la demande au Kirghizstan et au Turkménistan.

Pour les fabricants et les négociants, cette évolution apporte une possibilité de croissance, mais aussi un risque de concentration. L’accélération des ventes dans les pays voisins peut soutenir l’utilisation des capacités et limiter les frais logistiques. Une dépendance accrue à quelques destinations expose néanmoins les exportateurs aux variations de la demande, aux conditions frontalières et aux stocks des distributeurs.

Les importations diminuent avec les expéditions des principaux fournisseurs

Le Kazakhstan a importé 21 100 tonnes de pâtes au premier semestre, soit 5,8 % de moins. La Russie est restée le premier fournisseur étranger avec 16 400 tonnes, devant la Chine avec 2 300 tonnes. Les deux pays ont réduit leurs livraisons.

Seules les importations provenant de Turquie, de Biélorussie, du Japon et de Thaïlande ont augmenté, sans volumes précisés par la source. La baisse des importations, conjuguée à la hausse de la production locale, signale une disponibilité accrue des produits issus des usines kazakhes. Le recul de la consommation signifie toutefois que la production supplémentaire ne peut pas être automatiquement absorbée sur le marché national.

La Russie occupe une place importante dans les deux sens des échanges. Elle reste un grand débouché pour les pâtes kazakhes et représente plus des trois quarts des importations déclarées du Kazakhstan, mais les flux se sont affaiblis dans les deux directions. Les producteurs régionaux doivent ainsi se disputer un marché kazakh plus étroit, tandis que les exportateurs locaux cherchent des relais de croissance ailleurs en Asie centrale.

Les prix divergent selon les produits

En juillet, l’évolution des prix de détail a fortement varié selon les catégories. Le prix des nouilles a augmenté de 23,7 % à 1 725 tenges le kilogramme et celui des vermicelles de 13,5 % à 737 tenges. Les pâtes en forme de cornet ont en revanche baissé de 16,5 % à 516 tenges le kilogramme.

Ces mouvements opposés ne permettent pas d’expliquer la baisse de la consommation par un seul facteur commun à l’ensemble du marché. L’assortiment, les coûts de production et la concurrence peuvent agir différemment selon les catégories. Pour les transformateurs, la faiblesse des volumes intérieurs, la divergence des prix et l’accélération des exportations rendent le choix des produits et des marchés plus déterminant pour les marges.

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