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Le marché italien des véhicules industriels freine : juillet stable, août en baisse de 2,5 %

L'Italie a immatriculé 2 863 véhicules industriels de plus de 3,5 tonnes en juillet 2026, au niveau de l'an dernier, puis 1 263 en août, en recul de 2,5 %. Les données émanent du Centre d'études et de statistiques de l'UNRAE, établies à partir des immatriculations du ministère des Infrastructures et des Transports ; sur huit mois, le marché progresse encore de 3,0 %, à 19 200 unités.

Le marché italien des véhicules industriels freine : juillet stable, août en baisse de 2,5 %

Le marché italien des véhicules industriels de plus de 3,5 tonnes de masse totale a perdu de l'élan cet été : les immatriculations de juillet sont restées au niveau de l'année précédente et celles d'août ont reculé de 2,5 %. Les chiffres proviennent d'une estimation du Centre d'études et de statistiques de l'UNRAE, fondée sur les données d'immatriculation du ministère italien des Infrastructures et des Transports (MIT), diffusée par l'agence ANSA le 23 septembre. La section véhicules industriels de l'association lie ce ralentissement au fait que le fonds pluriannuel de soutien au transport routier n'est toujours pas opérationnel.

Juillet : total stable, classes de poids divergentes

En juillet 2026, le marché a enregistré 2 863 immatriculations contre 2 860 en juillet 2025, soit une hausse de 0,1 %. La stabilité du total masque des évolutions très contrastées selon les classes de poids.

  • Les véhicules légers de 3,51 à 6 tonnes reculent de 137 à 73 unités, soit -46,7 %.
  • Les véhicules de 6,01 à 15,99 tonnes progressent de 296 à 311 unités, soit +5,1 %.
  • Les poids lourds de 16 tonnes et plus gagnent 2,1 %, avec 2 479 immatriculations contre 2 427 un an plus tôt.

Au sein du segment lourd, la composition a nettement évolué. Les porteurs se contractent de 11,3 %, de 1 071 à 950 unités, tandis que les tracteurs routiers, attelés aux semi-remorques sur la longue distance, progressent de 12,8 %, de 1 356 à 1 529 unités.

Août : immatriculations en baisse de 2,5 %

En août 2026, le marché a totalisé 1 263 immatriculations, soit 2,5 % de moins que les 1 296 du même mois de 2025. La baisse des véhicules légers de 3,51 à 6 tonnes s'est poursuivie, de 64 à 36 unités, un repli de 43,8 %. Les véhicules de 6,01 à 15,99 tonnes sont passés de 162 à 145 unités, en recul de 10,5 %.

Les véhicules de 16 tonnes et plus gagnent 1,1 %, avec 1 082 immatriculations contre 1 070 en août 2025. Les deux sous-segments progressent : les porteurs de 509 à 517 unités (+1,6 %) et les tracteurs routiers de 561 à 565 unités (+0,7 %). Le volume total d'août n'atteint pas la moitié de celui de juillet.

Huit mois en hausse de 3,0 %, l'UNRAE réclame les aides

Sur les huit premiers mois de 2026, le marché italien atteint 19 200 immatriculations, en progression de 3,0 % par rapport aux 18 642 unités de la même période de 2025.

« Le coup de frein du marché pendant les mois d'été montre qu'il faut des certitudes pour investir dans le renouvellement des flottes », a déclaré Giovanni Dattoli, président de la section véhicules industriels de l'UNRAE. « Près d'un an après l'allocation des ressources, nous demandons que le fonds pluriannuel pour le transport routier devienne opérationnel au plus vite. Il faut des délais définis pour l'accès aux aides et le versement des contributions, avec des procédures simples pour toutes les entreprises. » La disponibilité effective du soutien, a-t-il ajouté, permettrait aux entreprises de traduire leurs programmes d'investissement en commandes de véhicules neufs.

Selon Dattoli, les investissements en véhicules industriels engagent les entreprises sur de nombreuses années et appellent des politiques de soutien tout aussi durables : des mesures structurelles et continues, assorties de règles prévisibles, permettent d'évaluer les solutions de financement et le retour économique d'un achat, puis de programmer le remplacement des véhicules selon les besoins opérationnels de chacun. Il a également réclamé la pleine mise en conformité de l'Italie avec la réglementation européenne, estimant que l'application de la directive Eurovignette, via des péages proportionnés aux émissions de CO2, reconnaîtrait l'avantage environnemental des véhicules les plus vertueux jusque dans leurs coûts d'utilisation. Aides et tarification routière doivent, a-t-il conclu, fonctionner de manière cohérente pour rendre ces véhicules plus avantageux sur toute leur durée d'exploitation et équilibrer les conditions de concurrence des entreprises italiennes dans le marché unique.

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