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L’Iran va agrandir le poste de Norduz pour renforcer son accès aux marchés eurasiens

L’Iran prévoit de porter la capacité de Norduz, son seul passage terrestre direct avec l’Arménie, à plus de 1 000 camions en transit et 2 500 mouvements de passagers par jour. Le projet doit accélérer les formalités douanières et renforcer l’axe routier vers la Géorgie, la mer Noire et les marchés eurasiens.

L’Iran va agrandir le poste de Norduz pour renforcer son accès aux marchés eurasiens

Un objectif supérieur à 1 000 camions par jour

L’Iran a élaboré un plan global d’infrastructures pour le terminal frontalier de Norduz, son seul passage terrestre direct avec l’Arménie. Selon Asbe Bokhar, le projet doit porter sa capacité à plus de 1 000 camions en transit par jour au cours des deux prochaines années. Après la modernisation des systèmes et des installations, le terminal devrait également pouvoir traiter 2 500 mouvements quotidiens de passagers.

Norduz se trouve dans la province d’Azerbaïdjan oriental, à environ 65 kilomètres de Jolfa, sur la rive sud de l’Araxe. Son emplacement offre à l’Iran une liaison routière directe avec l’Arménie et, via le territoire arménien, un accès à la Géorgie et à l’ensemble de la région de la mer Noire. Le passage relie également l’Iran aux marchés de l’Union économique eurasiatique.

Modernisation des douanes et des voies de circulation

Le plan prévoit de moderniser les zones douanières, de séparer les flux de circulation et de mécaniser les opérations de manutention du fret. Ces mesures doivent réduire les files d’attente et l’immobilisation des poids lourds à la frontière. Des délais plus courts pourraient diminuer le coût du fret en transit, améliorer l’utilisation des camions et rendre les horaires plus fiables pour les transporteurs et les chargeurs.

La configuration actuelle du terminal est jugée insuffisante pour le volume prévu. Asbe Bokhar présente le plan directeur de Norduz comme la première priorité locale en matière d’infrastructures. La source ne précise toutefois ni le coût, ni le financement, ni le calendrier de construction, ni le trafic quotidien actuel de camions. Le chiffre de 1 000 véhicules constitue donc un objectif de capacité, et non une demande confirmée.

Un axe entre les ports du sud et la mer Noire

Norduz fait partie d’un itinéraire reliant les ports du sud de l’Iran, dont Bandar Abbas, à l’Arménie, à la Géorgie et aux ports de Poti et Batoumi sur la mer Noire. Les marchandises débarquées dans le sud iranien peuvent remonter par l’Arménie, gagner la Géorgie et potentiellement poursuivre vers les marchés européens. Le passage est également présenté comme une branche occidentale du Corridor international de transport Nord-Sud.

Le projet comporte aussi un volet voyageurs. Environ 1 000 passagers iraniens empruntent actuellement le passage chaque jour en moyenne, selon Asbe Bokhar. Une fois les systèmes modernisés, les espaces réorganisés et les postes de contrôle des passeports pleinement opérationnels, le traitement élargi des ressortissants arméniens et des autres voyageurs devrait commencer. La source prévoit alors jusqu’à 2 500 mouvements quotidiens.

La résilience du transport routier gagne en importance

Pour l’Iran, une capacité accrue à Norduz offrirait une option routière supplémentaire alors que les liaisons internationales subissent des contraintes politiques et opérationnelles. Un passage plus efficace pourrait aider les transporteurs desservant l’Arménie et la Géorgie, tout en offrant aux chargeurs utilisant les ports iraniens un autre itinéraire vers la mer Noire. Sa valeur commerciale dépendra de procédures frontalières coordonnées, d’infrastructures fiables en aval et de la capacité des pays voisins à absorber le trafic supplémentaire.

La modernisation ne garantit pas à elle seule une hausse des échanges. Les performances douanières des deux côtés, la capacité routière au-delà du terminal et la demande des chargeurs détermineront l’utilisation réelle des nouvelles installations. Réduire les retards au seul point de passage terrestre direct entre l’Iran et l’Arménie permettrait néanmoins de traiter un goulet d’étranglement concret et de renforcer cet itinéraire face aux corridors régionaux concurrents.

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