L’industrie espagnole du biscuit mise sur l’export, le premium et les capacités
Les exportations représentent près de 37 % des ventes de la biscuiterie espagnole et absorbent près de 50 % de sa production, selon Alimarket. Les fabricants investissent dans les capacités, l’efficacité et les produits premium alors que la croissance intérieure reste modérée.
L’export devient un canal de croissance central
L’industrie espagnole du biscuit oriente une part croissante de sa production vers les marchés étrangers, alors que la demande intérieure progresse modérément. Selon le rapport sectoriel 2026 d’Alimarket, les exportations représentent désormais près de 37 % des ventes du secteur et absorbent près de 50 % de sa production. L’écart entre les parts en valeur et en volume montre que l’international est un débouché majeur pour les usines espagnoles, même si la valeur obtenue par unité peut différer entre les produits exportés et ceux vendus en Espagne.
Les entreprises cherchent à consolider leurs projets internationaux et à pénétrer de nouveaux marchés. Alimarket décrit le secteur comme très compétitif à l’étranger, ce qui renforce la place des exportations dans les stratégies d’expansion des fabricants. La productivité des sites, l’adaptation des produits et la capacité à servir différents segments de distribution et de consommation hors d’Espagne deviennent donc déterminantes.
Les produits premium et spécialisés progressent
La consommation intérieure de biscuits évolue malgré la croissance modérée du marché. D’après Alimarket, les références à valeur ajoutée gagnent du terrain sur les offres plus basiques. Les fabricants concentrent leur innovation sur le plaisir, la santé et le positionnement premium afin de répondre à une demande qui dépasse la seule fonction nutritionnelle.
Le secteur développe également des produits destinés aux consommateurs souffrant d’intolérances alimentaires et à différents moments de consommation. La concurrence ne porte plus uniquement sur les prix et les volumes, mais aussi sur la formulation, le goût, la praticité et la qualité perçue. Les producteurs doivent associer des propositions plus saines au plaisir attendu d’un biscuit, tout en conservant des gammes accessibles à un large public.
Les investissements ciblent les capacités et les coûts
La hausse du coût de matières premières essentielles, notamment la farine et l’huile, a éprouvé la résistance du secteur ces dernières années. Les entreprises ont répondu par des investissements industriels de plusieurs millions d’euros destinés à accroître les capacités de production, réduire les coûts et améliorer leur compétitivité. La modernisation doit à la fois soutenir les exportations et protéger les marges face à l’inflation des intrants et à l’évolution des préférences.
L’étude d’Alimarket couvre les performances du secteur et de ses entreprises en 2025 et 2026, notamment la production, la consommation, le commerce extérieur, les parts par catégorie, les lancements et les projets d’investissement. Elle cite parmi les principaux opérateurs Galletas Gullón, Grupo Adam Foods, Mondelez International, Cerealto, Arluy, La Flor Burgalesa et Family Biscuits.
La concurrence s’élargit sur le marché espagnol
L’arrivée de nouveaux opérateurs et l’attrait de l’Espagne pour les entreprises internationales ajoutent une nouvelle dimension concurrentielle. Les fabricants établis doivent défendre leurs positions dans les catégories nationales tout en finançant les capacités et le développement de produits destinés à l’étranger. Les entreprises disposant d’usines performantes et de gammes différenciées sont mieux placées pour répondre à ces deux priorités.
La prochaine phase dépendra de la capacité des investissements à réduire les coûts unitaires, accroître les ventes premium et entretenir une demande internationale durable. Près de la moitié de la production partant déjà à l’étranger, une variation des commandes d’exportation peut affecter sensiblement l’utilisation des usines. En Espagne, la progression des biscuits à valeur ajoutée déterminera si une croissance modérée des volumes peut soutenir le chiffre d’affaires et le rendement des investissements.