L'Indonésie dispose du bois, le Vietnam des exportations de meubles
Le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de meubles en 2025, alors qu'il se situait derrière l'Indonésie en 2000, selon le ministère indonésien de l'Industrie. Jakarta mise sur la modernisation des machines, avec un remboursement pouvant atteindre 35 % de l'investissement en équipements.
L'industrie indonésienne du meuble dispose de bois local en abondance et d'une demande solide, mais elle reste derrière le Vietnam dans le classement mondial des exportations, a indiqué le ministère indonésien de l'Industrie dans des propos rapportés par Liputan6.com le 24 septembre 2026.
Putu Juli Ardika, directeur général par intérim de l'industrie agricole au ministère, a déclaré que le secteur progresse, mais que l'abondance de matière première n'a pas suffi à créer de la compétitivité. « L'Indonésie a un bon potentiel parce qu'elle dispose de beaucoup de bois », a-t-il dit.
Le Vietnam est passé derrière l'Indonésie à la deuxième place mondiale
Selon le ministère, le Vietnam a été enregistré en 2025 comme le deuxième exportateur mondial de meubles. En 2000, il se situait en dessous de l'Indonésie. Putu attribue ce renversement au développement des capacités de production et des technologies industrielles vietnamiennes, et non à un avantage en matière première.
Le bois reste l'intrant dominant du secteur : en 2026, il représente environ 62 % du marché mondial du meuble, selon le ministère. Liputan6.com, citant Putu, indique que le marché intérieur du meuble a atteint 736,21 milliards de dollars en 2025. « Cela montre l'importance de renforcer la technologie et de moderniser les machines de production pour améliorer la compétitivité de l'industrie nationale », a-t-il déclaré.
Un remboursement pouvant atteindre 35 % sur les machines
Le ministère considère l'accélération de la modernisation des machines et des équipements de production comme le levier le plus immédiat pour les fabricants indonésiens, tant pour l'efficacité que pour la capacité installée.
Le gouvernement gère un programme de soutien à la modernisation des machines qui rembourse jusqu'à 35 % de l'investissement d'une entreprise en machines et équipements. Selon les résultats présentés par le ministère, cette modernisation a permis de relever l'efficacité de 10,70 %, la qualité de 36,28 % et la productivité de 32,65 %.
« Ces résultats montrent que la modernisation des machines et des équipements est l'un des facteurs importants de la compétitivité de l'industrie de transformation du bois et du meuble, par la qualité des produits, l'efficacité opérationnelle et l'augmentation de la capacité de production », a déclaré Putu.
Quatre priorités pour la filière bois et meuble
Pour la suite, le ministère a défini quatre chantiers jugés nécessaires à la compétitivité du secteur :
- Intégration de l'amont et de l'aval et renforcement de la traçabilité de la matière première, afin que les chaînes d'approvisionnement soient solides, légales et conformes aux exigences des acheteurs mondiaux.
- Modernisation technologique et hausse de la productivité, le secteur ne pouvant s'appuyer sur son seul avantage en matière première.
- Transformation du design et durabilité, avec recherche, développement du design et certification, pour que les produits indonésiens se distinguent par la qualité et l'identité, et non uniquement par le prix.
- Renforcement du marché intérieur par un recours accru aux produits nationaux, le marché domestique servant de base avant l'expansion des exportations.
Au-delà des équipements, le gouvernement soutient également la formation de la main-d'œuvre, le renforcement des centres de petites et moyennes industries (IKM), l'adoption de l'Industrie 4.0, le développement du design et l'amélioration du climat des affaires. « Au final, notre objectif est de faire monter d'un cran l'industrie indonésienne de transformation du bois et du meuble : plus compétitive et toujours durable », a déclaré Putu, ajoutant que cela suppose une collaboration entre l'État, les industriels, les associations, les universitaires et l'ensemble des partenaires de l'écosystème industriel.