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L’Inde devient le premier fournisseur de viande bovine de l’Ouzbékistan

L’Ouzbékistan a importé 72 000 tonnes de viande bovine pour 359,5 millions de dollars au premier semestre 2026. L’Inde a fourni près de la moitié du volume, tandis que le gouvernement prévoit 463 millions de dollars pour développer l’élevage national.

L’Inde devient le premier fournisseur de viande bovine de l’Ouzbékistan

Les importations atteignent 72 000 tonnes

L’Ouzbékistan a importé 72 000 tonnes de viande bovine pendant les six premiers mois de 2026, selon Pravda.ru, qui cite le Comité national des statistiques. Le volume a augmenté de 6 000 tonnes, soit 9,1 %, par rapport à la même période de 2025. Ces chiffres montrent que la viande importée a continué de jouer un rôle notable dans l’approvisionnement du marché intérieur au premier semestre.

Le pays a consacré 359,5 millions de dollars à ces achats sur six mois. D’après la valeur et le volume publiés, le coût moyen calculé à l’importation s’est établi autour de 5 dollars par kilogramme. Les prix de détail sont plus élevés, car ils intègrent aussi la logistique, le stockage et les marges commerciales. Une évolution des frais de transport et de distribution peut donc creuser l’écart entre la valeur importée et le prix payé par le consommateur.

L’Inde prend la tête des fournisseurs

L’Inde a assuré près de la moitié des importations ouzbèkes de viande bovine et est devenue le premier fournisseur du pays, rapporte Pravda.ru. Le solde provenait de Biélorussie et du Kazakhstan, mais la publication n’a pas précisé les volumes individuels de ces deux origines. La part indienne montre que les importateurs ouzbeks ont concentré une proportion importante de leurs achats sur un seul marché d’origine.

La répartition des fournisseurs compte pour les transformateurs, grossistes et détaillants qui ont besoin de livraisons régulières et de coûts prévisibles. Une forte part détenue par un pays peut faciliter les achats à grande échelle, mais elle accroît aussi l’exposition aux variations de disponibilité, de prix, de logistique ou de conditions commerciales chez ce fournisseur. La Biélorussie et le Kazakhstan voisin restent des sources alternatives. Les données disponibles ne permettent toutefois pas de savoir si leurs expéditions ont progressé ou reculé.

Le gouvernement cible les capacités d’élevage

Le gouvernement ouzbek prévoit d’allouer 463 millions de dollars au développement de l’élevage afin de réduire la dépendance envers la viande importée. Les fonds doivent servir à relancer des entreprises à l’arrêt, acheter du bétail reproducteur et numériser le secteur. Ces mesures couvrent plusieurs composantes de la production nationale, de la qualité du cheptel et des capacités opérationnelles à la gestion des exploitations et des données animales.

La facture de 359,5 millions de dollars pour seulement six mois d’importations donne la mesure économique de l’investissement annoncé. Une hausse de la production locale pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, fournisseurs d’aliments, abattoirs et transformateurs, tout en offrant davantage de choix aux acheteurs. Le résultat dépendra de la vitesse de redémarrage des sites inactifs et de la capacité du bétail reproducteur et des outils numériques à produire des gains durables. En attendant l’arrivée de nouvelles capacités nationales sur le marché, les importateurs resteront indispensables, avec l’Inde en tête au premier semestre 2026.

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