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Les importations chimiques du Vietnam atteignent 11,2 milliards de dollars, la Chine progresse

Le Vietnam a importé environ 11,2 milliards de dollars de produits chimiques au cours des sept premiers mois, pour un déficit sectoriel proche de 7 milliards. La Chine a fourni 45,31 % du total et renforcé sa position face aux limites de la production locale.

Les importations chimiques du Vietnam atteignent 11,2 milliards de dollars, la Chine progresse

Les deux catégories de produits progressent

Les dépenses du Vietnam en substances et produits chimiques importés ont atteint environ 11,2 milliards de dollars durant les sept premiers mois, selon les données du Département des douanes citées par Báo Đầu tư. Cette hausse montre que les capacités nationales restent insuffisantes pour satisfaire les industries dépendantes des matières premières et préparations chimiques.

Les importations de substances chimiques ont totalisé 5,95 milliards de dollars, soit une hausse de 28,8 % par rapport à la même période de 2025. Celles de produits chimiques ont atteint environ 5,28 milliards, en progression de 17,1 %. Ces deux catégories alimentent notamment la transformation, l’électronique, la plasturgie, le textile et d’autres branches manufacturières.

La Chine renforce sa place de premier fournisseur

La Chine est restée la première origine des importations vietnamiennes de substances et produits chimiques. Les livraisons ont progressé de 28,53 % à 5,06 milliards de dollars et représenté 45,31 % du total. Cette part était de 43,22 % durant la période correspondante de 2025, ce qui traduit un renforcement de la position chinoise sur un marché en expansion.

Les achats auprès de l’ASEAN ont augmenté de 13,03 %, à 1,51 milliard de dollars, mais la part de la région est passée de 14,64 % à 13,5 %. Les volumes financiers ont donc progressé, tandis que leur poids relatif reculait face à une croissance plus rapide des approvisionnements chinois.

La Corée du Sud a fourni 977,08 millions de dollars de marchandises, soit 29,91 % de plus. Les importations japonaises ont augmenté de 22,84 %, à 808,38 millions, et celles de Taïwan de 21,65 %, à 798,53 millions. Ces trois marchés ont représenté respectivement 8,75 %, 7,24 % et 7,15 % du total et demeurent des sources importantes de matériaux de qualité pour l’industrie.

Les importations depuis l’Union européenne n’ont augmenté que de 1,19 %, à 597,74 millions de dollars. La part européenne a reculé de 6,49 % à 5,35 % par rapport à la même période de 2025, confirmant le déplacement des approvisionnements vers les marchés asiatiques.

Les exportations accélèrent sans résorber le déficit

Les exportations vietnamiennes de substances et produits chimiques ont également fortement augmenté, atteignant environ 4,2 milliards de dollars, soit 29,68 % de plus sur un an. Les entreprises à capitaux étrangers ont généré 2,21 milliards, en hausse de 35,26 %, et assuré 52,45 % des recettes d’exportation. L’ASEAN, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde sont restés les principales destinations.

Le commerce total de ces produits s’est élevé à environ 15,4 milliards de dollars sur sept mois. Avec 11,2 milliards d’importations et 4,2 milliards d’exportations, le déficit a avoisiné 7 milliards. Selon Báo Đầu tư, ce solde a contribué au déficit commercial global du Vietnam, supérieur à 20 milliards de dollars sur la période.

La production nationale ne comble pas encore l’écart

L’année précédente, le Vietnam avait exporté 5,64 milliards de dollars et importé 16,2 milliards de substances et produits chimiques, soit un déficit de 10,5 milliards. Le Département des produits chimiques du ministère de l’Industrie et du Commerce recense environ 2 000 entreprises dans 10 sous-secteurs, réparties entre le nord, le centre et le sud du pays.

Cette base industrielle n’a pas supprimé la dépendance aux matières importées. La concentration des achats en Chine expose producteurs et transformateurs aux variations de prix, de logistique et de disponibilité sur un marché dominant. La demande vietnamienne crée des débouchés pour l’ASEAN, la Corée du Sud, le Japon, Taïwan et l’UE, mais la Chine en capte actuellement une part croissante.

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