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Les Houthis relèvent jusqu’à 21 % les prix des carburants au Yémen

Les prix de l’essence et du diesel ont augmenté jusqu’à 21 % dans les zones du Yémen contrôlées par les Houthis. Cette première hausse en trois ans environ a été attribuée à l’augmentation des coûts d’importation.

Les Houthis relèvent jusqu’à 21 % les prix des carburants au Yémen

Première hausse depuis environ trois ans

Les prix de l’essence et du diesel ont augmenté lundi jusqu’à 21 % dans les zones du nord et de l’ouest du Yémen contrôlées par le mouvement houthi. Il s’agit de la première hausse approuvée des carburants depuis environ trois ans. Reuters a rapporté ce changement en citant des habitants et un responsable de la compagnie pétrolière administrée par le groupe.

La hausse touche deux carburants essentiels aux déplacements quotidiens et à l’activité commerciale. L’essence est largement utilisée par les véhicules particuliers et les petites entreprises, tandis que le diesel alimente le transport de marchandises, les machines et la production locale d’électricité. Une progression allant jusqu’à 21 % peut donc augmenter les coûts au-delà des stations-service, dans les réseaux de distribution et les autres services dépendants du carburant.

La hausse des coûts d’importation invoquée

Les Houthis ont attribué cet ajustement à l’augmentation des coûts d’importation, selon Shorouk News. Les éléments disponibles ne fournissent ni ventilation détaillée de ces coûts, ni nouveaux prix de détail, ni taux distincts pour l’essence et le diesel. La mention d’une hausse allant jusqu’à 21 % laisse entendre que l’évolution peut varier selon le carburant ou la catégorie de vente.

La dépendance du Yémen envers les carburants importés rend son marché intérieur sensible aux dépenses engagées avant l’arrivée des produits chez les distributeurs locaux. Celles-ci peuvent influer sur le prix final, mais les informations disponibles ne précisent pas quels postes ont motivé la dernière décision. L’explication des autorités situe la cause immédiate au stade de l’importation plutôt que dans le réseau des stations-service.

Pression sur les consommateurs et la distribution

Pour les ménages, l’effet direct est une hausse du coût des déplacements privés et du diesel utilisé pour les équipements ou la production d’électricité. L’effet indirect peut être plus large, car le carburant intervient dans le transport des produits alimentaires, des biens de consommation et des fournitures industrielles. Les transporteurs et commerçants devront absorber la dépense supplémentaire, réduire leur activité ou en répercuter une partie sur leurs clients.

Les distributeurs locaux doivent également mobiliser davantage de fonds de roulement. Lorsque le coût unitaire de l’essence et du diesel augmente, il faut plus de liquidités pour acheter et conserver le même volume de stocks. Les petits opérateurs peuvent être plus exposés, car ils disposent de moins de moyens pour financer leurs stocks ou supporter un ralentissement des ventes après la hausse.

Le calendrier est notable, puisque les prix seraient restés inchangés pendant environ trois ans. Une hausse unique allant jusqu’à 21 % après cette période impose aux consommateurs un ajustement plus brutal qu’une succession de petites augmentations, même si aucune donnée sur la demande, les volumes vendus ou les dépenses des ménages n’a été communiquée.

Conséquences pour le marché

Pour les importateurs et négociants qui approvisionnent les zones contrôlées par les Houthis, les nouveaux prix peuvent faciliter la récupération de dépenses d’importation plus élevées. Cela ne garantit pas une amélioration des marges : le résultat dépendra des coûts d’achat, des frais de distribution et de la réaction de la demande. Aucun de ces chiffres n’a été publié.

Le premier test sera de savoir si l’essence et le diesel restent disponibles de manière régulière dans les circuits locaux et si la hausse des frais de transport se propage à d’autres prix. En l’absence de formule détaillée et de tarifs propres à chaque carburant, les acteurs du marché devront évaluer le changement à partir des prix réellement pratiqués, des conditions d’approvisionnement et des achats dans les zones concernées.

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