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L’entretien annuel obligatoire redessine le marché français du chauffage au bois

Les appareils au bois destinés au chauffage, à la cuisine ou à la production d’eau chaude doivent être entretenus par un professionnel qualifié au moins une fois tous les 12 mois. Cette obligation crée un coût récurrent pour les usagers et soutient les marchés de l’entretien, des poêles performants et des combustibles de qualité.

L’entretien annuel obligatoire redessine le marché français du chauffage au bois

Un entretien professionnel obligatoire chaque année

Depuis octobre 2023, les ménages français qui utilisent du bois pour se chauffer, cuisiner ou produire de l’eau chaude sont soumis à une obligation régulière d’entretien. Selon Journal du Geek, un décret publié en juillet 2023 a inscrit cette exigence dans le Code de la santé publique. Elle concerne les appareils à combustion et les foyers, ainsi que le ramonage de leurs conduits de fumée.

L’entretien doit être effectué par un professionnel qualifié au moins une fois tous les 12 mois. Il comprend le nettoyage, la vérification du bon fonctionnement de l’appareil et, si nécessaire, son réglage. Les conduits servant à distribuer la chaleur et à acheminer l’air de combustion doivent également être contrôlés.

Le professionnel doit conseiller le client sur l’entretien et la bonne utilisation des équipements à combustible solide afin de réduire les émissions de particules fines. Une attestation doit ensuite être délivrée dans un délai de 15 jours suivant l’intervention. Pour les usagers, l’entretien du foyer ou du poêle devient ainsi une dépense annuelle documentée. Pour les installateurs et les entreprises de maintenance, il crée une demande récurrente après la vente de l’appareil.

Les ventes restent inférieures au record de 2022

Ces obligations s’appliquent à un marché important mais volatil. Journal du Geek indique que plus de 390 000 poêles ont été vendus en France en 2022, dont plus de la moitié fonctionnaient aux granulés. En 2023, les ventes totales sont tombées à environ 315 000 appareils, parmi lesquels seulement 74 000 poêles à granulés.

La demande a montré des signes de reprise au début de 2024. Citant l’association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois, la publication fait état d’une hausse de 36% des commandes au premier trimestre par rapport à l’année précédente. Elle relie en partie les fortes variations annuelles à la volatilité des prix des granulés et estime que l’augmentation de la production devrait contribuer à stabiliser les prix dans les prochaines années.

Le dispositif peut également modifier la répartition des ventes entre appareils. Les foyers ouverts produisent beaucoup plus de fumée et de particules fines que les équipements fermés, tout en transmettant une part plus faible de la chaleur au logement. Les foyers fermés sont plus performants, mais les poêles restent plus efficaces sur le plan thermique et environnemental, selon Journal du Geek. Les modèles à granulés offrent généralement un meilleur rendement et moins d’émissions que les poêles à bûches, car leur combustible est moins humide.

La qualité du combustible entre dans la conformité

Le choix du combustible et l’utilisation de l’appareil influencent les émissions et les besoins d’entretien. La publication recommande des bûches dont le taux d’humidité est inférieur à 20%. Plus le bois est sec, moins il émet de particules fines. Les granulés sont encore moins humides et peuvent assurer une combustion plus propre. Les granulés issus de résineux possèdent également un pouvoir calorifique supérieur.

Les usagers doivent éviter de surcharger leur poêle. Des quantités plus petites ajoutées plus fréquemment favorisent une combustion stable, tandis qu’un chargement excessif peut étouffer le feu, augmenter la fumée et encrasser plus rapidement le conduit. Toutes les arrivées d’air doivent rester ouvertes pendant l’allumage. Leur débit peut ensuite être réduit pendant la combustion afin d’équilibrer la chaleur produite et la consommation de bûches ou de granulés.

  • Les propriétaires doivent faire réaliser un entretien professionnel au moins une fois tous les 12 mois.
  • L’intervention couvre le nettoyage, les contrôles, les éventuels réglages et l’inspection des conduits de chaleur et d’air.
  • Le professionnel doit conseiller sur la réduction des émissions et délivrer une attestation sous 15 jours.
  • Les bûches doivent afficher moins de 20% d’humidité afin de limiter les particules fines.

Pour les fabricants d’appareils, les fournisseurs de combustibles et les entreprises d’entretien, ces règles renforcent la valeur commerciale d’un rendement mesurable, d’un service qualifié et d’une qualité régulière du combustible. Elles pourraient aussi accélérer l’abandon des foyers ouverts, même si la source ne chiffre pas le volume de remplacement. Le prix des granulés reste une variable centrale : il influence les commandes de poêles et détermine si leur avantage de rendement se traduit par un coût de chauffage attractif.

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