Les factures de gaz relancent le chauffage au bois auprès de 8 millions de Français
Le choc sur le prix du gaz lié à la guerre en Iran ravive l'intérêt des Français pour le chauffage au bois, selon BFM. Le mouvement concerne 8 millions de personnes et pourrait soutenir la demande de bûches, granulés et équipements.
Le choc gazier modifie les calculs des ménages
Les consommateurs français s'intéressent de nouveau au chauffage au bois après que la guerre en Iran a fait grimper le prix du gaz et les factures d'énergie, selon un récent reportage de BFM. Le média indique que 8 millions de Français y ont trouvé un moyen de réaliser des économies importantes. Ce chiffre montre que le marché ne se limite plus à quelques utilisateurs ruraux ou aux ménages recherchant ponctuellement un chauffage d'appoint.
La hausse du coût du gaz constitue le déclencheur immédiat. Lorsque les factures augmentent fortement, les ménages réévaluent leur chauffage principal et leurs appareils complémentaires. Le bois devient plus intéressant pour ceux qui disposent d'un poêle, d'une cheminée ou d'une chaudière et peuvent obtenir du combustible à un prix acceptable. Les économies réelles varient néanmoins selon le bâtiment, le rendement, les prix locaux et la quantité de chaleur remplacée.
La demande concerne combustible et équipements
Le regain d'utilisation touche toute la filière. Il peut soutenir la demande de bûches et de granulés, mais aussi celle de poêles, chaudières, travaux d'installation, entretien des cheminées et solutions de stockage. Les producteurs et distributeurs doivent donc suivre non seulement le nombre d'utilisateurs, mais également l'usage du bois comme chauffage principal ou comme protection contre les factures de gaz élevées.
Cette distinction détermine les volumes. Un usage occasionnel peut provoquer des pointes pendant les périodes froides ou les chocs de prix, tandis qu'une conversion permanente crée une consommation annuelle plus prévisible. Des achats simultanés par de nombreux ménages peuvent accentuer la pression saisonnière sur les fournisseurs. Les vendeurs et installateurs peuvent également recevoir un afflux de commandes lorsque les factures accélèrent les décisions.
L'offre et les prix détermineront les économies
Le passage au bois ne supprime pas l'exposition aux marchés de l'énergie, mais la déplace vers une autre chaîne d'approvisionnement. Les bûches doivent être récoltées, transformées, séchées, transportées et stockées. Les granulés nécessitent en plus une production industrielle et un conditionnement. Si la demande de millions de consommateurs progresse plus vite que l'offre et la distribution, la hausse des prix réduira les économies attendues.
Les producteurs bénéficient d'une clientèle potentielle plus large. Pour les négociants et distributeurs, les stocks, la disponibilité régionale et les capacités de livraison deviennent plus importants. Les fabricants de poêles et de chaudières peuvent profiter des installations et remplacements, mais les clients compareront l'investissement aux futurs prix du gaz et au coût durable du combustible. La solidité de la tendance dépendra donc de la compétitivité du bois après le choc initial et de son adoption comme solution permanente.