Les États-Unis dominent le classement de l’EIA, avec une production mondiale à 84,5 millions de barils par jour
La production mondiale de pétrole a atteint en moyenne 84,5 millions de barils par jour en janvier 2026, selon un article fondé sur les données de l’EIA. Les États-Unis devancent l’Arabie saoudite et la Russie dans le classement 2025 des liquides.
Les États-Unis conservent une nette avance
La production mondiale de pétrole a atteint en moyenne 84,5 millions de barils par jour en janvier 2026, selon Jansatta, qui cite l’Administration américaine d’information sur l’énergie. Ce chiffre donne la mesure de l’offre disponible pour les raffineurs, les négociants et les pays consommateurs en début d’année. Les comparaisons demandent toutefois de la prudence, car l’EIA distingue le pétrole brut des catégories plus larges comprenant le brut, les liquides issus des usines de traitement du gaz naturel et d’autres liquides.
Dans le classement 2025 de l’EIA portant sur le pétrole brut, les liquides de gaz naturel et les autres liquides, les États-Unis arrivent en tête avec 22,640 millions de barils par jour. L’Arabie saoudite occupe la deuxième place avec 11,194 millions, devant la Russie à 10,507 millions. Selon cette définition large, la production américaine dépasse donc le double de la production russe et représente environ deux fois celle de l’Arabie saoudite.
- États-Unis : 22,640 millions de barils par jour
- Arabie saoudite : 11,194 millions de barils par jour
- Russie : 10,507 millions de barils par jour
- Canada : 6,185 millions de barils par jour
- Chine : 5,162 millions de barils par jour
- Iran : 4,761 millions de barils par jour
- Brésil : 4,594 millions de barils par jour
- Irak : 4,513 millions de barils par jour
- Émirats arabes unis : 4,322 millions de barils par jour
- Koweït : 2,809 millions de barils par jour
Les Amériques et le Moyen-Orient dominent le classement
Le Canada prend la quatrième place avec 6,185 millions de barils par jour, suivi de la Chine avec 5,162 millions. L’Iran, le Brésil, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït complètent les dix premiers. La production est répartie entre l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient, l’Eurasie, l’Amérique du Sud et l’Asie, même si les trois premiers conservent une avance considérable.
Cinq pays du classement appartiennent à l’OPEP : l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït. La Russie participe au groupe élargi OPEP+. La coordination des politiques de production reste donc un facteur important pour l’équilibre de l’offre. Aux États-Unis, au Canada et au Brésil, les décisions des entreprises, la rentabilité des projets et la productivité des forages jouent un rôle plus direct.
Les totaux varient selon la définition retenue
L’EIA a indiqué séparément que la production américaine de brut, condensats de bail compris, avait atteint un record de 13,6 millions de barils par jour en 2025. Selon cette définition plus étroite, la production saoudienne est passée de 9,2 millions de barils par jour en 2024 à 9,6 millions en 2025. La production russe est restée globalement stable par rapport aux 9,9 millions de 2024. Ces chiffres sont inférieurs à ceux du classement élargi, car ils excluent une partie des liquides autres que le brut.
L’EIA attribue la progression américaine aux gains de productivité des forages et d’efficacité opérationnelle, notamment dans le bassin permien. La production de brut de cette région a augmenté de 4%, passant de 6,3 millions de barils par jour en 2024 à 6,6 millions en 2025, soit environ 48% du total américain. Cette hausse est intervenue malgré le recul du prix moyen du WTI de 77 dollars le baril en 2024 à 65 dollars en 2025, dans un contexte d’offre excédentaire mondiale.
Pour les raffineurs et les négociants physiques, ce classement montre où se concentrent les capacités de production, mais il ne mesure pas directement les volumes exportables. La consommation intérieure, la demande des raffineries, les sanctions, les accords de production et les contraintes logistiques déterminent les quantités qui atteignent le marché international. Le chiffre de 84,5 millions de barils par jour et le classement national doivent donc être lus en tenant compte de leurs définitions respectives.