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L’essence augmente de près de 25 roupies en une semaine au Pakistan

Le Pakistan a relevé le prix de l’essence à 370,80 roupies le litre et celui du diesel à grande vitesse à 398,04 roupies après quatre hausses consécutives. Le Brent à plus de 100 dollars et les risques autour d’Ormuz et de Bab el-Mandeb se répercutent rapidement sur ce marché dépendant des importations.

L’essence augmente de près de 25 roupies en une semaine au Pakistan

La quatrième hausse porte l’essence à 370,80 roupies

Le Pakistan a relevé le prix de l’essence pour la quatrième fois consécutive, portant la hausse cumulée depuis le début de la semaine à 24,93 roupies le litre, selon Independent Urdu. Le dernier ajustement, de 3,05 roupies, a fait passer le prix départ dépôt de 345,87 roupies en début de semaine à 370,80 roupies le litre.

Le diesel à grande vitesse a augmenté de 5,37 roupies pour atteindre 398,04 roupies le litre. Sur la même période, sa hausse cumulée s’élève à 19,99 roupies, contre un prix initial de 378,05 roupies. Les nouveaux tarifs s’appliquent depuis le 11 septembre dans le cadre du mécanisme utilisé par l’Autorité de régulation du pétrole et du gaz pour réviser les prix départ dépôt. Le Pakistan avait adopté en juillet une fixation quotidienne des prix des carburants après que le regain de tensions entre l’Iran et les États-Unis eut provoqué une forte volatilité sur les marchés pétroliers internationaux.

Les perturbations maritimes accentuent la pression

Les hausses nationales sont intervenues alors que le Brent dépassait 100 dollars le baril pour la première fois depuis juillet. Les risques sécuritaires ont augmenté autour du détroit d’Ormuz et près de Bab el-Mandeb, deux passages essentiels au transport d’énergie et au commerce. Environ un cinquième du pétrole mondial transite habituellement par Ormuz, ce qui rend le Pakistan, dépendant des importations, particulièrement vulnérable aux interruptions ainsi qu’à la hausse des coûts du fret et du brut.

Les données de suivi des navires de Reuters citées par Independent Urdu montrent que seuls sept bâtiments ont franchi Ormuz mercredi, contre 12 la veille et une moyenne de 14 sur 10 jours. Aucun méthanier n’a emprunté le passage. La pression s’est également accrue près de Bab el-Mandeb, où les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont visé des navires commerciaux liés à l’Arabie saoudite.

Les politiques nationales creusent les écarts régionaux

Les relevés antérieurs illustrent la rapidité avec laquelle les révisions quotidiennes transforment le marché pakistanais. Selon WE News, l’essence est passée de 341,59 roupies le litre le 22 août à 364,35 roupies le 9 septembre, dont une hausse de 5,58 roupies ce jour-là. L’ajustement gouvernemental ultérieur rapporté par Independent Urdu a fixé le prix à 370,80 roupies à compter du 11 septembre.

Les marchés voisins ont réagi différemment. Kaboul a fixé l’essence à indice d’octane 92 à 87 afghanis le litre le 27 août, contre 78 afghanis le 1er août. Au taux de change du 9 septembre cité par WE News, cela représentait environ 375 roupies pakistanaises. À New Delhi, l’essence est restée à 102,12 roupies indiennes le litre du 30 août au 9 septembre, soit environ 298 roupies pakistanaises, mais une conversion monétaire directe ne tient compte ni des taxes, ni des subventions, ni des systèmes de tarification.

Le Bangladesh a maintenu en septembre l’essence à 140 takas et le carburant à indice d’octane élevé à 145 takas le litre. Il s’agit du quatrième mois consécutif sans modification des principaux prix de détail, soit environ 315 et 327 roupies pakistanaises. Le prix moyen de l’essence en Chine était estimé à environ 8,68 yuans le litre, soit près de 358 roupies pakistanaises.

L’Iran a conservé le tarif subventionné de 15 000 rials le litre pour les 60 premiers litres et de 30 000 rials pour les 50 litres suivants de consommation mensuelle. Au-delà du quota de 110 litres, le prix a doublé, passant de 50 000 à 100 000 rials le litre. Ces écarts montrent qu’un même choc pétrolier atteint les consommateurs à des vitesses différentes selon la dépendance aux importations, la fiscalité, les subventions et la fréquence des révisions officielles.

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