L’Espagne interdira les dosettes en plastique dans la restauration dès 2030
À compter du 1er janvier 2030, les bars et restaurants espagnols ne pourront plus proposer sucre, sel et sauces dans des dosettes en plastique jetable. Ils pourront adopter des distributeurs rechargeables, des récipients réutilisables, des sachets en papier ou du plastique compostable certifié.
Une échéance fixée à 2030 pour les dosettes
À partir du 1er janvier 2030, les bars et restaurants espagnols ne pourront plus servir de sucre, de sel, de ketchup, de mayonnaise, de moutarde, de sauces d’assaisonnement et de produits similaires dans les dosettes traditionnelles en plastique à usage unique, selon El Español. Cette évolution touchera un format courant dans les cafés, hôtels, établissements de restauration rapide et autres entreprises du secteur.
La mesure découle des règles sur les emballages approuvées par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne en décembre 2025. Le règlement vise à réduire les déchets plastiques et à promouvoir des systèmes réutilisables, recyclables ou moins dépendants des matériaux jetables.
Chaque dosette est petite, mais les institutions européennes jugent leur volume cumulé de déchets important puisque des millions d’unités sont consommées chaque année. La règle cible donc un format d’emballage à grand débit, et non le sucre, le sel ou les sauces. Les producteurs et fournisseurs de la restauration devront adapter leurs gammes, tandis que les établissements devront revoir la présentation des condiments.
Plusieurs solutions de remplacement sont prévues
El Español indique que les solutions autorisées comprennent les distributeurs rechargeables, les récipients réutilisables, les sachets en papier et les emballages en plastique compostable certifié. Certains établissements ont déjà remplacé les portions individuelles par des huiliers, des salières, des sucriers et de petits pots remplissables périodiquement.
Chaque solution impose des contraintes différentes aux fabricants et aux exploitants. Les sachets en papier ou compostables préservent la commodité de la portion individuelle, tandis que les systèmes rechargeables réduisent le nombre d’emballages. Les formats réutilisables obligent toutefois les entreprises à intégrer remplissage, stockage, nettoyage et manipulation par les clients dans leurs opérations quotidiennes.
Pour les fabricants d’emballages et les transformateurs de condiments, l’échéance établit un calendrier précis pour développer des produits et convertir les clients. Les fournisseurs du marché espagnol devront identifier les formats conformes au règlement et adaptés aux besoins des cafés, restaurants, hôtels et chaînes de restauration rapide. Les acheteurs devront aussi évaluer les besoins en équipement, en main-d’œuvre et en assainissement avant l’entrée en vigueur.
L’hygiène complique la transition
L’hygiène alimentaire constitue l’une des principales difficultés. Une dosette individuelle scellée garantit que chaque client reçoit un produit non ouvert. Les distributeurs rechargeables et les récipients réutilisables exigent des protocoles de nettoyage plus stricts afin d’éviter les contaminations et de respecter les règles sanitaires existantes.
Les exploitants devront donc concilier réduction des déchets et contrôle du nettoyage, de la désinfection et du stockage. La législation européenne poursuit simultanément des objectifs environnementaux et de sécurité alimentaire. Les systèmes réutilisables ne pourront donc pas être installés sans procédures sanitaires appropriées.
Le règlement prévoit des exceptions lorsque les portions individuelles sont justifiées par la sécurité alimentaire ou la nature du service. Les hôpitaux et autres établissements de santé figurent parmi les lieux où une protection renforcée des aliments et boissons des patients peut justifier leur maintien. Des exceptions sont également envisagées pour certains repas destinés à une consommation immédiate, mais El Español relève que la définition et l’application de cette catégorie restent incertaines.
Les modalités d’application restent décisives
La portée concrète des exceptions dépendra de l’interprétation et de la mise en œuvre du règlement. Cette distinction pèsera sur la décision des fournisseurs d’arrêter totalement les portions en plastique ou de conserver une production limitée pour les clients exemptés.
Pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de la restauration, le 1er janvier 2030 marque la fin des dosettes conventionnelles en plastique à usage unique dans les bars et restaurants espagnols. L’impact commercial concernera le sucre et le sel, mais aussi les sauces, assaisonnements et accompagnements similaires. Les exploitants qui anticipent pourront tester leurs procédures de nettoyage et de nouveaux formats de service. Les fabricants d’aliments et d’emballages auront le temps de valider des matériaux conformes et d’adapter leur production avant l’application de l’interdiction.