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Le déficit asiatique fait grimper de 32,3 % le charbon à coke en Extrême-Orient

Le charbon à coke russe de qualité Zh a atteint 176 dollars la tonne en Extrême-Orient début septembre, soit une hausse de 32,3 % depuis le début de l’année. La pénurie en Asie renforce l’intérêt des acheteurs chinois pour les qualités russes, dont le charbon K.

Le déficit asiatique fait grimper de 32,3 % le charbon à coke en Extrême-Orient

Forte hausse du prix en Extrême-Orient

Le prix du charbon à coke russe de qualité Zh a atteint 176 dollars la tonne en Extrême-Orient début septembre, selon Neftegaz.ru. Ce niveau représente une progression de 32,3 % depuis le début de l’année et témoigne d’un net resserrement du marché régional du charbon métallurgique.

La hausse résulte d’une pénurie d’offre en Asie. Le charbon à coke est une matière première essentielle de la sidérurgie traditionnelle par hauts-fourneaux. Une disponibilité réduite affecte donc rapidement les achats des aciéries et des cokeries. Les acheteurs doivent alors accepter des prix plus élevés, modifier leurs mélanges de charbons ou rechercher d’autres origines.

Les acheteurs chinois se tournent vers la Russie

Neftegaz.ru indique que le déficit régional a renforcé l’intérêt des acheteurs chinois pour la matière première russe. Une transaction portait sur 40 000 tonnes de charbon russe de qualité K à 267 dollars la tonne. Elle montre que les acheteurs restent disposés à sécuriser des cargaisons malgré la hausse des prix.

Le prix de 267 dollars la tonne ne peut pas être comparé directement à l’évaluation de 176 dollars la tonne en Extrême-Orient. Les deux chiffres concernent des qualités russes différentes, K et Zh. La source ne précise pas non plus si les conditions de livraison, les caractéristiques qualitatives et les dates de fixation étaient identiques. Ces paramètres peuvent fortement modifier la valeur d’une cargaison.

La hausse de 32,3 % depuis le début de l’année, associée à l’achat chinois, suggère néanmoins un rapport de force plus favorable aux fournisseurs russes présents en Asie. Pour les aciéries et les cokeries chinoises, l’enjeu immédiat porte autant sur la disponibilité d’un charbon adapté que sur son prix. Les qualités ne sont pas toujours interchangeables, car leurs propriétés de cokéfaction déterminent leur comportement dans le mélange.

L’évolution dépendra de la réponse de l’offre

Pour les producteurs russes, le renforcement de la demande chinoise peut faciliter la vente des cargaisons d’Extrême-Orient et soutenir les prix réalisés. L’avantage commercial dépendra toutefois de la production disponible, de l’accès aux chemins de fer et aux ports, de la qualité du charbon et des clauses contractuelles. Le rapport ne chiffre pas ces variables, ce qui empêche encore d’évaluer l’effet sur les marges.

Pour les importateurs, le principal risque est qu’une disponibilité asiatique limitée entretienne la concurrence pour les cargaisons appropriées. La persistance du déficit renforcerait le pouvoir des vendeurs, tandis qu’un apport supplémentaire ou une baisse de la demande sidérurgique allégerait la pression. Les données disponibles indiquent une direction claire : la qualité Zh s’est fortement appréciée en Extrême-Orient et les acheteurs chinois recherchent activement la qualité K russe.

Les prochaines indications viendront des nouvelles transactions, des volumes russes disponibles à l’exportation et du maintien des achats chinois à des prix élevés. Faute de données supplémentaires, l’opération de 40 000 tonnes confirme l’intérêt des acheteurs, mais pas encore une augmentation généralisée des flux commerciaux.

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