Les contrats à terme sur le blé, le maïs et le soja finissent la semaine en hausse
Les contrats à terme sur le blé, le maïs et le soja ont progressé le 17 juillet, soutenus par les risques d’approvisionnement en mer Noire, la demande américaine à l’exportation et des indicateurs agricoles dégradés en Europe et en Argentine. Le blé a enregistré les plus fortes hausses, mais les importantes récoltes attendues au Brésil pourraient limiter les tensions à plus long terme sur le maïs et le soja.
Le blé mène la hausse face aux risques d’offre
Les contrats à terme sur le blé ont progressé vendredi 17 juillet à Chicago, Kansas City et Minneapolis, terminant la semaine en hausse sur les trois marchés américains. Selon ZOL.ru, le blé tendre rouge d’hiver de septembre au CBOT a atteint 250,86 $ la tonne, le blé dur rouge d’hiver au KCBT 269,05 $ la tonne et le blé de printemps à Minneapolis 254,17 $ la tonne.
Le contrat de septembre au CBOT a clôturé à 6,82¾ $ le boisseau, en hausse de 8 cents, tandis que décembre a gagné 8¾ cents à 6,99¾ $. Le blé de septembre à Kansas City a progressé de 15¾ cents à 7,32¼ $, et celui de Minneapolis de 6½ cents à 6,91¾ $. À Paris, le blé meunier de septembre a gagné 2,35%, à 234,75 € la tonne, soit 269,33 $.
Les risques pesant sur la navigation en mer Noire ont dominé le marché. ZOL.ru estime qu’une escalade en mer Noire et dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner une révision à la baisse des exportations de la Russie et de l’Ukraine. Les prix en Roumanie et en Bulgarie ont encore augmenté de 10,59%, au plus haut depuis juin 2024, en raison des primes accordées aux itinéraires plus sûrs. L’écart entre le marché Constanța–Varna–Burgas et les blés russe et ukrainien a atteint environ 25 $ la tonne.
La demande à l’exportation soutient les marchés américains
Les données du département américain de l’Agriculture ont fait ressortir des ventes de blé de la nouvelle récolte de 2,057 millions de tonnes au 9 juillet. Ce volume représentait 10% de la prévision d’exportation de l’USDA, contre un rythme moyen de 9% sur cinq ans. FranceAgriMer a maintenu à 65% la part du blé français jugée bonne ou excellente; au 13 juillet, la récolte était achevée à 92%.
Les contrats sur le maïs ont également progressé. L’échéance septembre au CBOT a clôturé à 4,44¾ $ le boisseau, en hausse de 3¼ cents, et décembre a gagné 3½ cents à 4,67½ $. Les ventes américaines de maïs de l’ancienne récolte ont atteint 86,279 millions de tonnes. Les expéditions effectives représentaient 87% de la prévision USDA de 73,058 millions de tonnes. Les ventes de la nouvelle récolte ont totalisé 6,859 millions de tonnes, soit 14,5% de plus sur un an.
Hors des États-Unis, les indicateurs agricoles sont restés contrastés. FranceAgriMer n’a classé que 41% du maïs français en bon ou excellent état, soit 6 points de moins en une semaine et nettement moins que les 72% de l’an dernier. La Bourse des céréales de Buenos Aires a indiqué que l’Argentine avait récolté 62% de son maïs, contre 80% un an auparavant. Safras & Mercado prévoit une récolte brésilienne 2026/27 de 144,96 millions de tonnes, en hausse de 4,59 millions sur un an.
Le soja progresse après de nouveaux contrats
Les contrats sur le soja ont clôturé en hausse après l’annonce par l’USDA de trois ventes à l’exportation de la nouvelle récolte: 340 000 tonnes à la Chine, 256 634 tonnes au Mexique et 110 000 tonnes vers des destinations non précisées. Août a gagné 9½ cents à 12,04½ $ le boisseau, septembre 8¼ cents à 11,93½ $ et novembre 8 cents à 12,03 $.
Les engagements à l’exportation de soja américain de l’ancienne récolte, expéditions et ventes non exécutées comprises, ont totalisé 41,324 millions de tonnes, conformément à la prévision de l’USDA; les expéditions représentaient 38,18 millions de tonnes. Les ventes de la nouvelle récolte atteignaient 4,598 millions de tonnes. Safras & Mercado prévoit parallèlement une récolte brésilienne de soja de 180,1 millions de tonnes en 2026/27, soit 1,8 million de plus que la campagne précédente, ce qui constitue un contrepoids important à la hausse immédiate portée par les exportations.