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L’Allemagne pourrait maintenir trois unités au lignite en réserve jusqu’en 2033

Le gouvernement allemand doit statuer avant le 15 août 2026 sur trois unités au lignite du bassin rhénan. Selon Solarify, leur fermeture définitive, prévue fin mars 2030, pourrait être remplacée par un maintien en réserve jusqu’en 2033 au moins.

L’Allemagne pourrait maintenir trois unités au lignite en réserve jusqu’en 2033

Une décision attendue sur trois unités rhénanes

L’Allemagne pourrait conserver trois unités électriques au lignite du bassin rhénan comme capacités de réserve jusqu’en 2033 au moins. Cette mesure retarderait de fait une partie de la sortie accélérée du charbon dans la région. La fermeture définitive des installations était prévue fin mars 2030.

Selon Solarify, le gouvernement fédéral doit se prononcer sur leur avenir avant le 15 août 2026. Cette échéance découle de la loi allemande de 2020 sur la fin de la production d’électricité à partir du charbon. Le texte prévoit des examens les 15 août 2022, 2026, 2029 et 2032 afin d’évaluer la possibilité d’avancer la sortie nationale du charbon.

Solarify indique que le rapport d’évaluation devant étayer la décision de 2026 n’a pas encore été publié. Le média s’attend néanmoins à ce que le gouvernement du chancelier Friedrich Merz utilise cette procédure pour ralentir le calendrier accéléré. La prolongation envisagée ne constitue donc pas encore une décision gouvernementale définitive.

La réserve préserve une capacité opérationnelle

Dans le dispositif décrit par Solarify, les trois unités cesseraient de vendre régulièrement de l’électricité sur le marché après 2030, mais resteraient prêtes à fonctionner. Elles pourraient redémarrer en cas d’insuffisance de l’offre électrique. Leur disponibilité nécessiterait également le maintien de l’accès à la production de lignite et aux infrastructures minières associées.

Cette distinction compte pour les producteurs, les négociants en électricité et les consommateurs industriels. La réserve n’alimenterait pas constamment le marché de gros, mais fournirait une capacité pilotable supplémentaire lors des périodes tendues. Les dépenses d’entretien, de personnel et de sécurisation du combustible se prolongeraient aussi au-delà de la date de fermeture précédemment convenue.

En 2022, le précédent gouvernement fédéral, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et l’énergéticien RWE avaient convenu d’avancer de huit ans la sortie du charbon dans le bassin rhénan, de 2038 à 2030. Selon Solarify, l’accord devait laisser environ 280 millions de tonnes de lignite dans le sol et éviter un volume équivalent d’émissions de dioxyde de carbone.

Les capacités de remplacement restent la principale contrainte

L’échéance légale nationale pour mettre fin à la production d’électricité au charbon demeure fixée à 2038. Le débat actuel porte sur le calendrier régional accéléré de 2030, et non sur l’abandon de la sortie allemande du charbon dans son ensemble.

Solarify relie l’éventuelle prolongation de la réserve aux retards dans le déploiement des capacités de remplacement. D’après la publication, les centrales à gaz destinées à remplacer le charbon ont jusqu’ici été très peu commandées. En attendant des solutions suffisantes, le maintien des unités au lignite protégerait davantage le système électrique contre les pénuries, tout en prolongeant la dépendance aux infrastructures fossiles.

Merz a insisté sur la sécurité d’approvisionnement lors du congrès de la FAZ en mars 2026. Il a déclaré ne pas être prêt à mettre en péril le cœur de l’approvisionnement énergétique allemand au seul motif que des dates de sortie avaient été décidées plusieurs années auparavant. La décision finale sera donc suivie pour ses effets sur les marges de réserve, les futurs investissements dans la production au gaz et la crédibilité du calendrier régional de 2030.

Pour RWE et les entreprises liées au lignite rhénan, une prolongation préserverait des actifs et une activité opérationnelle pendant trois années supplémentaires. Pour les développeurs d’énergies renouvelables et les investisseurs attentifs aux émissions, elle montrerait que l’insuffisance de capacités pilotables de remplacement peut retarder la fermeture de centrales même après la négociation d’une date anticipée. La décision d’août déterminera si les trois unités ferment définitivement en mars 2030 ou restent intégrées au dispositif allemand de sécurité d’approvisionnement jusqu’en 2033 au moins.

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