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Les installations de robots industriels en Allemagne reculent à 24 800 unités

L’Allemagne a installé 24 800 robots industriels en 2025, soit 41 % des nouvelles installations de l’UE. La production nationale a toutefois chuté de 24 % et les exportations de 37 %, signe d’une demande plus faible et d’un recul du pays comme base exportatrice.

Les installations de robots industriels en Allemagne reculent à 24 800 unités

L’Allemagne conserve sa première place dans l’UE

L’industrie allemande a installé 24 800 robots industriels en 2025, soit 41 % de toutes les nouvelles installations de l’Union européenne, selon les données de l’International Federation of Robotics relayées par BigData-Insider. L’Allemagne est restée de loin le premier marché de l’automatisation dans l’UE et s’est classée cinquième au niveau mondial pour les installations annuelles, derrière la Chine, le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud.

Ce volume traduit néanmoins un affaiblissement du marché intérieur. Les nouvelles installations ont reculé de 8 % par rapport à 2024 et sont restées inférieures au record de 28 000 unités atteint en 2023. Tous secteurs confondus, elles n’ont progressé que de 2 % par an en moyenne entre 2020 et 2025. Le résultat reflète donc davantage la taille de l’appareil industriel allemand qu’une dynamique vigoureuse du marché.

L’automobile perd du poids dans la demande

L’industrie automobile est demeurée le premier acheteur avec 5 800 robots installés, soit 23 % du total allemand. Sa part atteignait encore 40 % en 2020. L’IFR attribue en partie la baisse de la demande au ralentissement des ventes de véhicules électriques, aux incertitudes politiques et au report d’investissements pendant que les constructeurs réévaluent leurs besoins de capacité.

La demande a également diminué dans d’autres secteurs industriels essentiels. Les entreprises de transformation des métaux ont installé 5 300 robots, soit 13 % de moins qu’un an auparavant. L’industrie chimique et plastique a déployé 3 000 unités, en baisse de 5 %. Avec l’automobile, ces secteurs ont représenté plus de la moitié des nouvelles installations, ce qui expose fortement le marché aux décisions d’investissement d’un petit nombre d’industries à forte intensité capitalistique.

La production et les exportations chutent fortement

La dégradation a été plus marquée chez les fabricants de robots. La production allemande de robots industriels a chuté de 24 % en 2025, à 23 700 unités, tandis que les exportations ont reculé de 37 %, à 15 100 unités. La baisse plus prononcée des exportations montre que la faiblesse dépasse les conditions d’investissement en Allemagne et concerne aussi la demande et l’évolution des chaînes d’approvisionnement internationales.

Selon l’IFR, les fournisseurs produisent de plus en plus près de leurs principaux marchés commerciaux. Cette évolution réduit le rôle de l’Allemagne comme base de production exportatrice. Les groupes internationaux utilisent aussi fréquemment le pays comme plateforme de vente européenne. La faiblesse de la demande ailleurs en Europe pèse donc à la fois sur les importations destinées à ces plateformes et sur les réexportations qui en découlent.

Les chiffres révèlent un écart entre l’importance de l’Allemagne comme utilisateur de technologies d’automatisation et les performances de son industrie robotique nationale. Une part de 41 % des installations de l’UE confirme le rôle central du pays dans l’industrie européenne, mais ne garantit pas une vigueur équivalente de la production locale ou des ventes extérieures. Les fournisseurs font face à des dépenses d’investissement limitées en Allemagne et à une régionalisation croissante de la production mondiale.

L’IFR voit un potentiel auprès des petites et moyennes entreprises pour des systèmes d’automatisation moins chers, plus flexibles et plus faciles à programmer. Les robots collaboratifs et les offres de robotique en tant que service pourraient réduire les obstacles financiers et techniques au-delà de la production traditionnelle en grande série. Le rapport ne permet toutefois pas d’établir si ces solutions compenseront la baisse des investissements dans l’automobile, les métaux, la chimie et les plastiques, secteurs qui continuent d’orienter le marché allemand.

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